Juste avant de vous retrouver

Vrai, je vous ai abandonné pour offrir à mes os un peu de tiédeur sub-tropicale et j’espérais vous faire partager le bonheur d’un moment d’été en plein hiver. L’inspiration et les occasions pointaient aux abonnés absents. Je me suis néanmoins botté le derrière et si certains choisissent Madagascar, moi c’est plutôt la Floride.

Cape Canaveral c’est fini

Parmi les visites prévues, j’avais espéré me réjouir de partager avec vous la visite du Kennedy Space Center. Et bien c’est raté. Désormais la partie publique du site est gérée par une société privée, ce haut lieu de la conquête spatiale est devenu un vulgaire parc d’attrape couillon. Il y a une quinzaine d’années, la visite était gérée par la NASA, le tour des installations avait une vocation pédagogique pour ne pas dire vulgarisatrice. Expériences et démonstrations ponctuaient la visite, le clou restait le hall Saturn V dans lequel une fusée construite pour la mission Apollo XVIII était présentée. Les missions lunaires ayant été arrêtées après la mission Apollo XVII, cette dernière est exposée dans un hall AD HOC et vaudrait à elle seule la visite si vous restez prêts à payer $10 de parking et $50 par tête de pipe. Une arnaque.

Désormais le Kennedy Space Center est à l’image d’un Disney World, chiant, sans autre objectif que celui de faire cracher votre carte de paiement aux boutiques des produits dérivés, drouilles directement importées de Chine. Si vous passez dans le coin, vous pouvez éviter de vous faire plumer à moins que, comme moi, vous soyez accro à la conquête de la Lune, le satellite naturel de la Terre (et rien d’autre bande de mauvais esprits). Toutefois, je sais que ce sera ma dernière visite à Cape Canaveral. Déception.

L’art (lard) du camouflage

Du côté d’Aix en Provence, en bordure de la N7, en direction de Cannes, j’avais déjà repéré un drôle d’arbre portant antennes de téléphonie mobile. Je pensais qu’un sommet d’une pseudo-écologie avait été atteint. Et bien non, match nul, en Floride aussi, le long de l’autoroute ils plantent de drôles d’arbres.

Avion sans ailes

Les Everglades, parc naturel fort bien protégé, porte une étendue d’eau peu profonde dans laquelle les déplacements se font en Air Boats, sortes de barques à fond plat, propulsées par de ronflants V8 couplés à des ventilateurs. On y promène le doryphore ébahi mais payant.Résultat des courses, pas vu de crocoligator ni d’aligodiles mais les tronches réjouies des doryphores qui ne se plaignaient pas d’un petit coup de vent bien frais.

Hommage à Bourvil

Parmi nous qui a oublié l’immortelle chanson vantant le Clair de Lune à MaubeugePour ne pas être en reste et offrir un moment de poésie nocturne, voici un « Clair de Lune à Fort Lauderdale », un lever de Lune sur l’Atlantique. Toutefois, afin de m’épargner les quolibets inutiles, j’éviterai de le mettre en musique et en resterai à l’image muette.

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