Floride : à l’ouest rien de nouveau

Un ami Aixois nous a rejoint. S’il connaît une partie des USA, la Floride lui était alors inconnue. Toute balade en Floride, du côté de Miami, passe par le parc des Everglades.

Contrairement à une idée reçue, les américains sont plutôt écolos, respectueux de la nature. Il suffit de voir les nombreux parcs, leur parfaite organisation, la discipline à laquelle sont tenus les visiteurs qui suivent spontanément les règles.

Si le parc des Everglades est célèbre, ce n’est pas pour ses oiseaux colorés.

Ce n’est pas pour ses brochets de Floride.


Ni pour ses hérons, cormorans, tortues, perches…

C’est pour ses sacs à main qui posent complaisamment. Un ranger qui les connaît bien disait qu’il y a une chose qu’ils font avec énergie et constance : RIEN ! Ils se la coulent douce, lézardent au soleil, parfois mangent.

Souvent ils se regroupent pour une conférence, si possible sur une herbe chaude et humide, à proximité de l’eau car s’ils nagent avec aisance, la reptation terrestre n’est pas leur tasse de thé.


Que vient faire dans un parc national un site militaire. Nous allons revenir aux joies et fondamentaux d’un aéro-club : les objets volants. De la fin des années 50 et pendant près de trois décennies, à quelques encâblures des côtes américaines se trouvait Cuba dont les alliés étaient, depuis le renversement de Batista en 1959, à l’est de l’Europe. Les américains craignaient une attaque par l’URSS depuis Cuba. Pour prévenir une attaque par des bombardiers, ils ont installé un site de lancement de missiles Nike Hercules dans le parc des Everglades. Ce site est aujourd’hui ouvert au public, ce fut pour moi une découverte.Les missiles étaient stockés par trois dans trois hangars soit un total de neuf missiles donc neuf charges nucléaires. Pour détruire les bombardiers ennemis, pas de finesse, une bombe atomique à proximité pour faire disparaître la menace.

Bon, j’en conviens, je semble faire le malin mais heureusement qu’ils sont totalement désarmés car les 20kt de l’ogive, pas des noeuds, des kilo-tonnes de TNT, soit la puissance de la bombe de Hiroshima à moins de 10 mètres vaporisent absolument tout dans un rayon de quelques kilomètres, moi compris.

Heureusement que la balade reprend ses droits et que les échassiers que vous ne manquerez pas de nommer ponctuent la balade avant que nous ne retournions à la maison.

Le lendemain, retour vers des activités plus américaines : la bagnole. Cette Chevrolet SSR est un résumé du fantasme de la paysannerie urbaine : un faux pick-up deux places, un toit amovible et sous le capot un V8, le tout dans un faux look des années fin 50 début 60.

Si Françoise, en femme de goût jette son dévolu sur une Corvette Split Window, les connaisseurs comprendront, je regarde avec envie un truc un peu plus brutal.Si les italiens ont inventé la Fiat 695 SS Abarth, les américains ont transformé la pacifique AC anglaise en remplaçant le poussif moteur par un Big Cube et ont inventé l’AC Cobra. Malheureusement ce monstre mythique n’a été produit qu’en peu d’exemplaires mais le répliques fidèles sont disponibles. Ces répliques sont aussi brutales que les originales.

Ok peu d’avions pour cet article, mais l’Amérique c’est aussi et surtout la bagnole, alors il faut suivre le mouvement et comme on dit ici : When in Rome… qui signifie, quand on est à Rome, faisons comme les romains. De la bagnole donc et ce n’est pas fini.

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