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Corse top… retour heu ben top aussi quand même

Week-end à Calvi épouse, couple d’amis. Location de motos sur place. Seule chose nouvelle : cette années on a emmené les meufs.

Pas bon pour la masse et centrage. Mais mon petit DR360 est une bonne bête de somme, il offre peu de place dans le cockpit, mais en contre partie il ne vous laisse pas en rade sur le vario. Sur les motos même constat nos 660XT si joueuses habituellement sont plus….

Enfin dans le désert des agriates on s’est fait déposé par plusieurs bécanes et là, seule la sagesse peut panser les plaies de l’ego. Plus les épouses qui tapent sur le casque si ça penche trop. On a la vie dure.

De retour, je vois bien qu’il aura des formations orageuses. Je croise toutes les météo possibles et je connais un paquet de sites et autres applis.

Par précaution, car la femme de mon pote a peur, on part une heure avant l’indication du ppr. Je vise un vol facile et agréable (la suite montrera que c’est raté)

Le départ de Calvi est toujours d’une beauté extravagante, le vol VFR dans la splendeur contemplative, essence même de ce qui nous anime.

La traversée maritime est comme d’habitude….. chiante. Mais là avec le côté bleu sur bleu qui amène à travailler les instruments.

Merci Patrice pour les leçons de VSV, mises aussitôt en pratique.

Rien de bien compliqué, on a passé un week-end top en moto sur des route exceptionnelles. Je peux quand même me concentrer 50 minutes sur les aiguilles (et oui pas de PA, par choix un peu, surtout le choix de celui qui ne connaît pas, par moyen aussi, et parce que j’aime mon avion comme il est).

Terre ! Terre ! …. heu…. nuages aussi quand même.

J’avais annoncé à mes gentils passager le transit côtier, j’avais d’ailleurs calculé le truc car c’était une bonne option basse hauteur. 

Mais alors que je faisais comme à la parade ET-ST-… jusqu’à WT. Je voyais bien que sur le pays, c’était nuage et orage plus loin. Bref bien moins bon que mes prévisions.

Sur WT je décide de poursuivre au nord, en montant. Perso je réfléchi mieux on top avec deux réservoir pleins. Je poursuis en contact avec le contrôleur qui m’aide à obtenir des infos meteo. Infos que j’ai d’ailleurs en direct d’un hélico du SAMU qui semble avoir essuyé un orage monstre sur le Ventoux.

Pas de bol, c’est la que je vais, je suis basé à l’aéroport international de Valreas Visan.

Bon je poursuis ma route à l’ouest, mon but c’est intercepter le Rhône très au sud de l’orage.

En fréquence, un VFR semble en difficulté. Il confond complètement ses caps. Le contrôleur l’aide. Il passe IMC. Merde !

La tension monte, dans le cockpit, sur la fréquence, dans ma tête en tout cas.

Le contrôleur fait le job. Lui rappelle les réflexes du VSV, lui donne des caps, des altitudes.

Il est présent le mec, il est concerné, il va le sortir de la.

Je n’en sais pas plus. Sous mes ailes du broken mais en dessous la Durance est dégagée je l’annonce on contrôleur qui, dans ses conseils, lui dit de suivre la rivière.

De mon côté, je m’approche d’Avignon. Je me mets en descente , pour tenter un basse hauteur sous la couche sur le Rhône.

Mais l’enclume plate qui m’attend sent trop le piège. Je décide, on va se poser. J’ai une règle perso, elle vaut ce qu’elle vaut. Quand tu as pris une décision périlleuse, la deuxième doit être sécuritaire.

Or le on top en direct de la crasse, c’était la première. Donc on ne passera pas sous la couche à Avignon.

On pose à Nîmes qui est dégagé. On reste 2 heures, dans un terminal plein de passagers Ryan air pour le Maroc. Le prévisionniste météo France m’a conforté dans l’attente. Et un coup de fil à Patrice qui regarde par la fenêtre me rassure. (Il me dira après coup qu’en fait il était au cinoche, c’est pour ça qu’il chuchotait et qu’il avait aucune idée de la météo, comme dit mon pote motard, le mouillé c’est dans la tête)

On repart et on pose à Visan, presque tranquille.

Je ne veux pas faire un retour d’expérience, ce n’est le but de ce petit texte. Mais saluer nos contrôleurs. 

Ils sont professionnels parmi des professionnels dans un monde de professionnels. Mais parce qu’un petit avion VFR qui n’aurait jamais dû être là exprime son besoin de liberté, une passion ludique, on sent une confrontation entre le monde de la nécessité et du besoin et celui de la futilité et du loisir.

Pourtant le contrôleur et là, à côté, comme le type qui prend soin de l’oiseau qui s’est pété la gueule et qui veut repartir. Alors que s’il crève au bord du chemin, cela ne changera pas la face du monde.

Alors messieurs et mesdames (car sans faire de statistiques j’ai l’impression que ce n’est pas le pire job question parité) un gros MERCI. 

Merci pour le soin que vous prenez, de petits pilotes comme moi, qui cherchent juste à s’émerveiller en l’air, qui butinent, babillent et parfois se retrouvent dans de grosses situations à la con. 

MERCI pour votre prévenance, votre aide sans poser de questions 

(et ben comment t es assez con pour t être foutu la ? Tu pouvais pas rester devant la télé comme tout le monde ? Ça te fait plaisir de te dire que tu vas finir comme une merde en faisant un cratère dans la planète ?)

J’ose espérer que j’entendrai pas de mauvaise nouvelle d’un avion près du Lubéron sur la Durance, qui s’est retrouvé IMC 2000ft en direction du relief.

Mais son ange gardien avait viré tous les avions de la fréquence pour ne s’occuper que de lui. Je suis sur qu’il a réussit à refaire partir le petit oiseau.

FGMJE, je quitte la fréquence.

Nous on avait un président en salopette….

Nous sommes sans doute le seul aéro-club à avoir un président à salopette.

Vous noterez que j’emploie le présent car c’est un titre à vie (d’ailleurs le concernant la salopette aussi).

Le milieu aéronautique est un milieu essentiellement masculin où les comparaisons de longueur d’appendice sont légion. Le sérieux de la discipline impose une certaine gravité qui amène souvent chacun à avoir une idée sur tout et, beaucoup plus important, de le faire savoir aux autres pour se positionner dans la communauté.

Nous nous avons un président à salopette.

Dans ce milieu sérieux, millimétré, précis on compare ses qualifications. C’est à celui qui exhibe le plus d’acronymes, ATPL, LAPL, (avec le BB on sent que le mec qui a le BB… il ne fait pas très sérieux je propose à minima BBL). Quand les qualifications n’en imposent pas suffisamment, on annonce son nombre d’heures de vol, pas de but en blanc car on est malin, il faut le placer dans la conversation, par exemple « oui, je connais un peu, j’ai 2500 Heures sur Fennec Agile ». Bref un monde où tout se mesure (pas seulement l’appendice).

Nous nous avons un président à salopette.

Dans ce milieu où la réglementation impose des zones A, B, C, D, E, F, G puis R, P, D et encore AZBA avec des planchers, des plafonds, des fréquences, des obligations, des recommandations, des interdictions, on risque des sanctions. Là où le transpondeur informe le contrôleur que la trajectoire est bien celle annoncée, prévue, déclarée, négociée. Les altitudes sont stabilisées. Information Charly copiée.

Nous nous avons un président en salopette.

En fait dans ce milieu aéronautique tous les clubs devraient avoir leur président à salopette.

Parce qu’il est important d’expliquer qu’on peut être rigoureux en aimant la fantaisie, parce qu’on peut être sérieux sans se prendre au sérieux et que rester léger, permet de hisser les plus lourds.

Alors merci monsieur notre président en salopette, j’ai pris plaisir à œuvrer sous ta mandature et je suis convaincu que si tu as une salopette c’est sans doute pour cacher un appendice bien plus long que celui des autres présidents.

(jean luc… le sarouel pourrait permettre une certaine continuité)

PPG

97(1)

Madagascar et toujours pas de lemuriens

Bonjour,

mon activité professionnelle me prend beaucoup de temps mais m’offre souvent de beau moments.

Je suis retourné à Madagascar et après être tombé en panne en skyranger pour une durite dont le point de fusion était inférieur à celle du pot d’échappement, me voilà de retour sur la grande ilé.

Nous étions un peu plus nombreux il fallait donc un outil permettant de transporter 6 personnes. Un CESSNA 206. 260CV 6 cylindre turbo.

Un avion très bien équipé et très propre

 

Bref les paysages sont magnifiques et la nature en plein printemps vous pète à la gueule

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici le poivre sèche à même le sol avant d’aller se faire décortiquer

Les bananes murissent paisiblement

le café aussi

Parmi tout les produits qu’on traite, la muscade est importante celle de mada est particulièrement grasse et en cuisine c’est le top.

 

 

Aprés avoir parcouru de nombreuse plantations de girofle, cannelle, café, muscade, Ylang, on rentre à Mananjary par le fleuve, c’est beaucoup mieux que de se péter la colonne à coup de 4X4.

 

Dans l’entreprise on a aussi des pépinières pour maintenir l’équilibre.

 

 

une photo de l’or noir (600USD le kilo dans un pays ou le salaire normal est à 20€/mois… cela implique une organisation particulière)

 

 

 

 

A mada même les petits se prennent pour des avions de ligne du coup l’observation au raz des collines on oublie. Heureusement qu’il y le skyranger pour longer les plages.

En base à Tana.

Au retour, à l’aeroport de Tana, delestage. plus d’electricité. Enregistrement du 777 à la main et au crayon. Ben on devait decoller à 1H30 du mat, il a mis les gaz à 4H45… l’Afrique quoi.

Bref si la peste et le palu ne vous effraie pas, allez y

 

PPG

 

 

 

L’important c’est de partir pisser

Bonjour,

Je souhaite vous informer que je ne me représenterai pas lors de la prochaine mandature. J’ai été content de mettre en place de nombreux outils de gestion et d’apporter au club une certaine rigueur de gestion qui me tient à cœur.

J’ai fait partie de l’équipe motivée pour redynamiser le club. Pour mettre mes actes en cohérence avec mes paroles, j’ai accepté la fonction de trésorier (c’est souvent le truc que personne ne veut… vous avez déjà vu a l’élection d’un bureau un mec qui dit : « moi, moi, je veux être trésorier » ?).  Au vu de ma vie professionnelle, familiale, aéronautique (et même sportive, si, si), je suis obligé de constater que j’ai sans doute eu les yeux plus gros que le ventre, même si j’ai essayé d’être à la hauteur… (Assiette, Puissance)

En 2016 le changement d’outil informatique avec le passage sur openflyers pour l’ensemble de la gestion, le nettoyage des vieux comptes pilotes (et non pas des vieux con de pilotes), la participation à la rédaction des nouveaux statuts et RI et la rénovation du KE en plus de la gestion courante m’ont pris beaucoup plus de temps qu’imaginé au départ (200H tout bout à bout). Mais je m’étais engagé non pas sur un temps de travail mais sur une mission à aboutir. Corneille n’a jamais été dans l’associatif « Nous partîmes 500 et par un prompt renfort nous fûmes 5 arrivés au fort… » et là Le Cid et ses potes aussi  auraient eu l’air un peu bêtes.

En 2017, j’ai accepté de poursuivre pour stabiliser les outils de gestion mis en place et finir certaines choses qui me tenaient à cœur (paiement par carte bleue, travail sur le dossier carburant…etc.) C’est fait. La gestion en est d’ailleurs amplement facilitée… pour le trésorier.

Les outils de gestion sont maintenant modernes et efficaces sans parler de la qualité des outils de communication que Jean louis a mis en place. Le fonctionnement est devenu mature.

Par ailleurs, les décisions du club concernent majoritairement et souvent les machines du club. La fédération n’a pas manquée tout au long de notre mandature, comme certains pilotes d’ailleurs de reprocher que la destinée du club était conduite par des pilotes propriétaires. Si au vu de l’engagement et de l’abnégation, c’est parfois, je dois l’avouer, assez agaçant de s’entendre reprocher d’être propriétaire alors qu’on œuvre dans l’intérêt collectif, gérant des ressources engagés quasi exclusivement sur les avions club. Mais passant outre ces positions qui n’ont souvent pour seul but la zizanie sclérosante, il faut reconnaitre que la gestion serait plus cohérente si les pilotes volants sur les machines prenaient les décisions et occupaient les fonctions inhérentes le tout bien sur avec l’engagement correspondant nécessaire.

A l’horizon de l’élection de la prochaine équipe, je me fixe comme objectifs personnels les suivants :

– Vendre le matériel avionique dont le club est doté et qui serait mieux sur les comptes, on peut récupérer quelques milliers d’euros.

– Mettre propre le plan de compte avec le cabinet comptable (c’est actuellement un peu le bazar on côtoie des lignes redondantes)

– Rédiger un manuel complet de gestion pour que le passage de témoin se fasse sans dégradation de qualité (même si une transmission dans la communication sera la clef). J’essaierai qu’il soit clair.

Je suis confiant, outre la gestion sur laquelle j’ai plus particulièrement été acteur et parfois un peu en jouant les pères fouettards (et non on ne peut pas ouvrir un supermarché sur la plateforme pour vendre de l’alcool, de l’essence et des cigarettes, désolé les gars même si cela serait fun), la communication au travers des comptes rendus d’activité et du site internet a été un succès. Le site internet est en train de devenir un outil majeur sur lesquels on peut demander un baptême en ligne ou même s’inscrire (bravo Jean Louis, proche du domaine, je vois bien les heures de boulot derrière).

Par ailleurs plutôt que de péter les avions du club avec le blouson topgun plein d’écussons que votre femme vous a offert, vous pouvez utiliser le simulateur, Amédée, Ago et le trésorier vous en remercieront.

Les repas et les différentes journées où la convivialité a été au cœur montrent que l’animation a porté ses fruits. Merci Françoise pour la dynamique de nettoyage du club house avec le sourire. Merci aussi Julie, que mon emploi du temps ne m’a pas encore donné l’occasion de croiser, c’est dire.

Enfin l’organisation de permanence a permis un accueil systématique des curieux et des passionnés (plus rarement des emmerdeurs qui préfèrent le téléphone), pas facile à mettre en place ces permanences il aura fallu la forte implication de Jacques pour amener les membres à donner un peu de leur temps pour souvent en revenir ravis. Les spectacles privés gratuits sponsorisés par la charmante Mélanie nous ont aussi aidés et le téléphone des grincheux s’est heurté à la violente gentillesse de Jean-Luc…. Pas de bol. Alors d’abord c’est pas tout le weekend, Monsieur, c’est 2 fois 10 min, c’est-à-dire presque la durée de cette intéressante conversation, … , Au plaisir Monsieur. Le talent quoi.

Il bien évident que je continuerai à participer à l’ensemble de ses activités et que mes compétences openflyers seront toujours à la disposition du club, certains d’entre vous auront toujours la possibilité de faire des bourdes dessus. Alors j’ai oublié mon USER et mon mot de passe pourtant je l’avais écrit sur le chien, mais il s’est sauvé du coup je suis bien embêté, tu pourrais m’aider ? Ok comment s’appelle ton chien ? cela te va comme Mot de Passe ?

L’objet de cette annonce sur un ton humoristique est de donner à chacun l’opportunité de réfléchir et de se positionner pour la suite. Pour pouvoir construire, c’est important d’anticiper.

Et souvenez-vous de Pierre de Coubertin : « l’important c’est de partir pisser » où un truc comme ça, enfin chacun trouvera.

En souhaitant à chacun de très beaux vols au départ de LFNV.

Amicalement,

Pierre Philippe GARRY (Trésorier ACHC)

24(0)

Le Bourget… mode d’emploi

Un ami passionné mais non pilote et moi même avions planifié une visite du salon du Bourget… en avion.

pas con comme concept.

N’ayant pris que peu de photos, gardant pour moi l’émerveillement du truc, je compense par un récit plus détaillé.

L’aller tout d’abord, je devais laisser ma plus jeune fille (celle qui, dès qu’elle monte dans l’avion, arrivent les turbulences) à Vichy… Mais un Notam indiquait Vichy fermé pour une semaine. C’est ballot. Du coup ce sera Lapalisse. Bien que la saison nous donne une marge de manœuvre plus importante qu’en hiver, je prépare tout bien et je demeure un peu inquiet du plafond indiqué BKN Loc OVC (dans la série qui ne veux rien dire… de 4 à 8 Octa). Sinon la température, il fera de -5° à 35°C…

Bon j’ai un plan pour l’Auvergne à 4000 ft mais si le Forez est accroché je suis fait…

J’approche de Saint Chamond et je n’aime pas ce que je vois, je veux passer on Top pour prendre le temps de réfléchir tranquille, mais les trous ne sont pas assez gros… et puis le Metar de Clermont indique clairement un OVC qui me condamnerait à errer sous le ciel bleu.

J’annonce au contrôle que je redescends et que je poursuit avec Clermont et prépare l’option  de déroutement sur Feurs ou Saint Etienne. Pas marrant le début de cette aventure…

Je demande à Clermont si le Forez est accroché. Il l’est. Mais le gentil contrôleur me conseille,
-« je vous suggère de poursuivre par le nord ».
Il a raison l’animal, je vais à Lapalisse, je peux y arriver sans passer le Forez. Cool on arrive à Lapalisse où un thermos de café nous attend.

On repart pour Meaux. Le plafond est à 3000 ft mais de toute façon passé l’Auvergne, la France est plate comme ma main. Et à l’arrivée la Classe A nous attend avec sa contrainte de voler très bas.

On se pose à Meaux. Pour l’anecdote si Meaux est en herbe… l’analogie avec Visan s’arrête là. J’ai pris l’ATIS, puis contact avec l’AFIS qui m’indique être n°4. Comme tout le monde est très bas, c’est un peu la guerre. Entre l’évitement des villes et la classe A sur la casquette, il faut rester concentré.

A Meaux, un ami avec qui j’ai uniquement échangé sur le forum des pilotes privés, vient nous accueillir pour nous jeter dans le RER.

A nous le salon !

Perso, je ne suis jamais allé au Bourget… Ben j’ai aimé. Les démos sont supers. Les avions en statique, le musée de l’air et de l’espace…

On a passé le samedi après midi et le dimanche… on s’est régalé.

 

Sinon j’ai acheté deux machins pour mettre au bout des ailes, à monter avec des rivets pop. Depuis le contrôle aérien m’appelle « Monsieur » et me laisse transiter où je veux. Comme quoi avec un bon équipement…..

Le retour a été une partie de bonheur… Un peu SCT pour jouer avec des petits coussins de Cu. Meaux – Visan 2H46 posé 21H15 sous une lumière toute provençale.

Outre le RER et le métro qui sentent la pisse, je recommande très vivement l’aventure….

Pierre Philippe

 

Frotter plus pour nettoyer moins….

Non, ce n’est pas un slogan politique foireux.

Il y a quelques temps j’ai lu un article intéressant dans les cahiers du RSA. Pour ceux qui ne connaissent pas le RSA c’est la fédération des constructeurs amateurs. Ce que je ne suis pas. Je n’ai ni la patience ni le temps. Mais comme mon brave JE a plus de 30 ans dans le cadre du RSA il peut bénéficier d’une assurance avantageuse.

Voilà comment moi qui n’a du temps pour rien je suis abonné au cahier du RSA.

En feuilletant ce magazine où les spécialistes passionnés s’affrontent prenant Bernoulli à témoin je tombe sur un article qui explique comment entretenir son avion et surtout le polisher.

Cette idée me trottait dans la tête pour obtenir un meilleur état de surface et sans aucune prétention sur l’amélioration de la finesse (l’avion manque moins de finesse que son pilote) j’y voyais l’avantage du nettoyage facilité en été.

Après avoir investi dans les produits et l’équipement nécessaire, j’ai profité des vacances de ma famille pour faire 3 nocturnes dans le H4.

Trois étapes :

  • Décontamination avec une clay et un produit d’extraction.

Il s’agit d’une espèce de morceau de pate à modeler argileuse qu’on frotte sur la surface avec un produit gras qui sert de media d’extraction.

Premier constant, si le geste n’est au départ pas naturel, le resultat est probant, la surface est parfaitement propre et dépourvue de gras en surface. C’est un VRAI nettoyage en profondeur.

 

  • Polish avec une polisseuse rotative.

Il faut employer un pad, un disque de mousse sur lequel on met un polish plus ou moins gros. Deux passages peuvent nécéssaires en allant du plus gros grain de polish au plus fin.

J’ai remarqué, qu’il est mieux d’avoir un disque souple mais de maintenir une pression.

  • Cire

Après avoir nettoyé avec une microfibre pour enlever l’excès de polish, j’ai appliqué la cire. Petit chiffon, deux doigts et un petit pot qui ressemble à la crème de madame. Il faut de la patience.

A la fin on utilise un disque en laine sur la polisseuse.

 

Au total 3 nocturnes de 3H mais le résultat est top. Les moustiques font des chorégraphies de Holiday on ice. L’avion reste propre et brillant.

Autre gros gros point sympa, j’ai ciré toute la verrière de la même façon, le résultat est éclatant (toujours pour les moustiques).

Bref une expérience sympa où encore l’huile de coude apporte de bons résultats.

Pour finir, une blagounette :

« quelle est la dernière chose qui passe par la tête d’une mouche qui s’écrase sur votre verrière ? »

« son cul ! »

 

PPG

46(0)

Toujours un peu plus au sud….

Mon activité professionnelle m’amène a parfois parcourir des pays exotiques. Récemment, il a fallu que je ressorte les tee-shirts et les pantalons légers pour partir à Madagascar.

Sorti de l’A340, il faut passer la douane, se faire faire le Visa et reprendre l’habitude d’un pays où la corruption est un art de vivre, où le billet glissé dans la main est une accolade qui donne droit aux lignes VIP.

Sorti de l’aéroport, éloignés les pénibles qui vous proposeraient de vous porter une valise même si vous en aviez pas, je me retrouve enfin dans le mini bus de transfert vers l’hôtel. On est à Tana, la capitale. Un endroit où on peut encore obtenir, en payant le prix, le luxe de l’eau et de l’électricité.

Tana est une étape, le rendez est à Manajary chez mon ami Alexandre dans son unité de distillation et d’extraction de matières premières aromatiques.

Le choix : soit 12H de 4X4 à se faire démonter le squelette, soit 1H30 de PA28, le choix est vite fait. J’ai déjà testé l’option, le pilote est bon, même si le respect des règles du VFR est un peu écorné, je suis en parfaite confiance.

       

J’arrive donc et me hisse dans le PA28 en place arrière car deux pilotes (Eli et Alpha) prendront les commandes. Heureusement, je constate qu’en cas d’urgence un plan indique l’issue de secours.

Les particularités aéronautiques de Madagascar :

Il faut déposer un plan de vol systématiquement pour tout. Il n’y a ni radar ni transpondeur. La radio se fait en anglais à Tana, en Français ailleurs et en Malgache avec votre pote de toute façon cela grésille tant que la langue n’est pas le problème majeur.

Tana est à 4200ft il faut mieux le prendre en compte surtout quand il fait 26°C.

Nous partons, on quitte le plateau et on passe au-dessus du BKN pour rejoindre un niveau FL105. Cela ne bouge pas trop pourtant les gros Cu joufflus sont bien présents. Il est très difficile de voler l’après-midi, on est sous les tropiques et les orages ne sont pas là pour rigoler.

On se pose à Manajary. La piste est déserte comme d’habitude, il n’y a presque plus de trafic intérieur à Mada.

Alexandre nous attends. Un des pilotes est son instructeur ULM, il va se refaire une séance de mania pour se tenir à niveau. Je le regarde faire assis au bord de la piste.

On passera deux jours à travailler a Manajary et aussi à partager de bons moments.

un peu de VANILLE… pas encore mûre       

La distillerie Chez Alex !

Le weekend arrive et on a prévu d’aller un peu plus au sud. Une équipe en 4X4, Alex et moi en ULM. Le Skyranger a une fenêtre qui autorise le passage de l’objectif de l’appareil. Quand aux hauteurs de survol, inutile de couper le transpondeur…  il n’y en a pas.

La lourdeur administrative d’un vol est en complet décalage avec l’état du pays, comme si, même  au milieu d’une pauvreté crasse, il faut donner le change. C’est ainsi qu’il faut une clearance de l’état et un plan de vol… Personnellement, je serais assez curieux de voir avec quoi ils envisageraient l’interception, des cerfs-volants peut-être…..

Nous voilà alignés avec le contact tour (le contrôleur vient que quand il se passe un truc, c’est l’avantage du plan de vol, il fait l’information trafic sur une plateforme où il y a un mouvement par mois..).

Gaz, rotation…. Elle marche bien cette petite mobylette et, si au départ les rotax et leur régime élevés m’ont toujours un peu fait frémir, je dois reconnaitre que je suis vite séduit par la machine. Piloter : non… j’ai l’appareil photo dans les mains et les yeux grands ouverts…

On quitte la fréquence de Mananjary pour passer avec Tana info. A noter qu’on passe d’une fréquence à l’autre sans demander l’avis du contrôleur. De toute façon il se sait pas où vous êtes il vous donne à peu près l’information de tous les trafics de l’ile (qui est presque aussi grande que la France).

On suit la cote, les villages défilent sous nos fesses, c’est superbe, je mitraille. Alex passe avec Manakar notre terrain de destination. Impossible de les avoir. On est bas, c’est logique. Malgré tout après insistance toujours rien.

On est au milieu de nulle part, on ne risque pas de croiser un truc. Je lui dis, on passe sur la piste on observe et on pose.

Ce qu’on fait. Le tour de piste est magnifique. Sur la piste, presque rien : une camionnette et un mec qui gesticule. On se met en finale, la camionnette s’est tirée et le mec aussi.

On pose. Le contrôleur vient à notre rencontre. On lui exprime notre étonnement de ne pas avoir pu le contacter. « Normal la Jirama (c’est l’edf local) nous a coupé l’électricité… Délestage Monsieur »… Il doit bien y avoir un groupe de secours ? Oui mais plus gasoil…

Le 4X4 qui a fait ses 3H de piste au lieu de nos 40 minutes de vol nous attend, bananes posées sur le tableau de bord et on part manger.

On passera un weekend fantastique, dans des endroits superbes. Pour conserver l’esprit travail on visitera quelques distilleries de brousse. On mangera de la langouste, du poisson, du Zébu. On finira la soirée, dans un état peu aéronautique, dans un Karaoké de brousse où Alex chantera en Malgache… Enfin son malgache à lui. (j’ai gardé des vidéos qui m’assurent son silence sur mes propres débordements).

Dimanche après-midi, on repart, le Sky nous attend la météo est top, il me tarde d’être en l’air. Lors de la prévol, Alexandre détecte du gras du le pot. On décapote pour constater une petite fuite de liquide.

La durite de refroidissement semble s’être consumée sur le pot. Etonnant ? Pas vraiment. Madagascar dans sa frénésie réglementaire traite les ULM comme les avions. Donc, outre que les pilotes sont condamnés à un médical aéronautique, ils doivent aussi passer en atelier agréé. Or il y a moins de 10 ULM sur toutes l’ile. Les ateliers en question n’ont aucune compétence.

Lors de la dernière visite qui consistait à changer les silentblocs (ils appliquent la doc à la lettre) ils ont remonté le tout un peu vite et les durites touchaient le pot dans tous les sens).

On fait un essai moteur en route, le geyser nous dissuade de tout retour sur Mananjary. Alex appelle son partenaire local pour trouver de la durite…. Et là commence L’aventure malgache.

Un gars arrive avec des morceaux de durites, vieux et pourris… je pensais très naïvement que c’était pour prendre le modèle, s’assurer du diamètre… Que neni… C’est pour monter dessus !

filtration du liquide restant avec mouchoir et bouteille en plastique

Ahhhh là on passe aux choses sérieuses,  on passe la fin d’après-midi, manchonnant d’un côté avec un tube de l’autre avec la durite, essayant toutes les possibilités. Heureusement, notre pote Serge, en weekend avec nous soudeur de son état, est bien plus appliqué que ses concitoyens et puis sans doute qu’il n’a pas envie non plus de nous voir piquer dans la Mer.. (Au fait j’ai oublié de vous dire, y a des requins.. l’absence de gilet n’est pas le point le plus inquiétant).

Bon an mal an, on prend une nuit de plus à Manakar. Alex habitué aux situations où il faut réagir rapidement, téléphone au pilote du PA28 qui au lieu de venir nous chercher à Manajary viendra à Manakar.

 

Petit intermède pour décrire la piste pendant que manchonnent mes camardes motivés.

Une piste de 2 kms en dur large de 50 m qui vous ferait rêver mes amis, mais l’usage est multiple.

La ballade en famille avec les enfants et les chiens est sans doute l’utilisation la plus partagée. Mais dû a sa largeur cela permet d’autre activité. L’étude chronométrée de la vitesse maximum du deux-roues merdique chinois est une autre activité qu’on peut sans doute assimiler à une étude scientifique (l’étude est conduite jusqu’à surchauffe du moteur qui s’exprime alors par une fumée bleue). Mais l’usage ne se limite pas à ça.. je vois surgir du fond de la piste un camion, plein pot, tirant derrière lui un pickup qui a décidé de ne pas démarrer.

Comme quoi nous, qui cherchons à relancer l’activité de notre plateforme, sommes bien peu créatifs et un stage à Mada permet de revenir plein d’idées.

Entre temps la fuite est résolue, le départ est prévu Lundi matin. Le PA28 passera nous récupérer. Il fera un touch a Manajary pour qu’on récupère nos affaires puis cela sera Tana.

Alex fait un complément… Si ça fuit vaux mieux avoir le plein… pas con les Vazahs (Vazah = homme blanc en malgache)

Le lendemain matin, Lundi donc… Comme pour faire chier mémé, la fuite réapparait. Il faut resserrer. Je vous passe les détails pour trouver une clef de 7, cela pourrait faire l’objet d’un trop long paragraphe. Mais partir en camion chercher les outils un à un ne tend pas vers l’efficacité. D’un autre coté comme il est très difficile de trouver des outils l’expédition tourne vite court.

On ressert, cela ne fuit plus…. Mais quand on voit la tronche des durites… c’est les fesses qu’il va falloir serrer.

      

On décide de partir. Le PA 28 partira derrière, on longera la plage. Si on doit se poser, la plage sera notre salut et le PA28 nous évitera de faire un remake de Robinson Crusoé à faire des objets de première nécessité avec des noix de coco, en signalant notre position.

Le moteur tourne. Le contrôleur part en courant sur la piste pour informer toute la faune qu’on va utiliser la piste pour décoller (et oui l’aéronautique est aussi une activité d’aérodrome…). On remonte, on s’aligne et gaz…. Je surveille les températures tout du long. Elles se stabilisent gentiment à 105°C on est cool. On attend le PA28, on finit par faire de l’auto information, le contrôleur n’étant pas vraiment prêt pour Roissy.

On monte 3500 ft un peu d’eau sous la quille si jamais. Le PA28 fait du tourisme a 500 ft plage. On le voit il nous passe dessous. On s’annonce à Mananjary. Alex pose, nickel.

Roulage au hangar. On décapote pour voir un peu l’état de nos durites manchonnées. Là cela fait ouch ! D’un côté la durite a chopé une hernie de l’autre elle a commencé a sérieusement bruler façon merguez qu’on a oublié de piquer… On est content d’être au sol. Les durites en tube de zébu ce n’est pas fait pour durer.

Je passe en place droite du PA28 pour le retour sur Tana.

On passe au-dessus de la couche puis après quelques 360 proches de la vent arrière on pose sur la piste. Le lendemain dans un A340 on roule au point d’arrêt. Le commandant de bord indique qu’il faut faire une vérification. Il retourne au parking, on re-fuel. A mon avis, le plein a été oublié. Mais on est sur Air-France, du vol à la nourriture, c’est presque insipide….

PG

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Voler c’est addictif, en fait

La météo est changeante, les prévisions aussi. Les prévisions changent jusqu’au jour même,  et là en regardant par la fenêtre on a une météo précise. C’est un peu comme le GPS sur la route, on arrive toujours à l’heure qu’il finit par indiquer…. trop fort.

Du coup on ne sait pas quand on peut voler. Ce samedi c’est le cas, alors que j’avais rien prévu, la météo me prend au dépourvu. Une belle journée au milieu du temps pourri si je n’en profite pas j’ai l’impression de gâcher un truc, toujours le coté Auvergnat, faut pas gaspiller les belles journées, c’est comme le reste.

Bref ce Samedi belle journée.

Il faut un prétexte. Je ne sais pas si vous avez remarqué, souvent en aero de loisir, il faut un prétexte. Encore une fois les américains sont plus décomplexés que nous ils appellent ça le burger à 100$. Bon je connais un mec, même qu’il est président, qui va chercher ses foies gras à Sarlat en ULM (je ne dénonce pas, j’illustre). C’est quand même plus classe qu’un burger. Alors qu’en fait dans les deux cas c’est …. un prétexte. Un jour je suis allé changer les bougies de la bagnole de mes parents en avion : prétexte. Clint Eastwood disait « les prétextes c’est comme les trous du cul, on en a tous un » mais en aéronautique, on en a besoin, on le cherche… le prétexte. Et sans prétexte contrairement a ce qu’on pourrait croire, on se fait chier (c’est la où cela ne colle pas avec la citation d’Eastwood)

Pris au dépourvu, j’ai pas de prétexte. J’appelle tout les pingouins de ma galaxie, mais aucun n’attend après mon coup de fil pour profiter d’une expérience inédite dans l’heure qui suit.  Les amis répondent présents sur rendez-vous uniquement, les gueux.

Bon je me pointe au club. En me disant que je ne vais pas le regretter, je vais trouver mon prétexte, là, quelque part, il m’attend.

Et là Patrice Lieval qui semble chercher un prétexte (lui aussi) pour éviter d’apprendre à se servir du nouveau site (là je balance grave) il tourne autour de l’avion. Ni une ni deux, ni trois ni quatre d’ailleurs, je lui propose un vol pour n’importe où de préférence.

Plateau d’Albion de village en village, puis on saute la Durance, et là on décide d’aller voir le lac de Sainte Croix et les gorges du Verdon.

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De toute façon on ne sera pas rentré pour le cours magistral de notre tout aussi magistral président sur les méthodes et l’emploi du site internet, quitte à être en retard autant ne pas mettre en péril notre sécurité ce qui consiste a vider encore un peu d’essence (on ne sait jamais, en cas d’incendie…). Sans trop de remords, quand même il faut l’avouer, on poursuit à l’est.

Les couleurs sont flamboyantes, mon passager ne veut même pas prendre le manche tellement le spectacle sublime le vol lui-même.

De retour, on saute par dessus Nyons et c’est en arrivant sur Valréas que les couleurs ont été les plus belles. Les vignes, les fruitiers…. époustouflante nature, divine.

Finalement Patrice n’a pas piloté, il n’a pas pris de photo, feignant l’animal ? Non aucun truc techno n’aurait pu transmettre l’émotion et la beauté. Dans de pareils cas il vaux mieux s’abstenir de tenter de vouloir ramener l’ombre de la magie de l’instant dans une petite boite que ce soit en 10Mo, en 4K ou je ne sais quoi encore. Cela aurait été comme mettre la montagne dans une boule sous la neige en polystyrène ou la vache dans une boite à meuh.

Alors on a atterri, l’air andouille, comme deux cons qui en avaient pris plein les yeux… mais aussi et surtout avec la banane.

PPG

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Voler c’est chouette

Profitant de l’ouverture du nouveau site de L’ Achc, j’en profite pour partager un peu.

Ce week-end, plein de trucs à faire, repeindre la chambre de la plus petite, on a acheté la peinture y a tellement longtemps qu’elle va être périmée. Ranger des machins, jeter des trucs, en plus le dimanche y a le loto du ski-club a Buis, faut croire que l’associatif me colle aux baskets.

Pas volé depuis 4 semaines quelle guigne en plus la météo risque d’être foireuse Vendredi, venteuse Samedi… Pourtant ma famille me fout dehors car, généralement, après 4 semaines sans voler, je suis assez pénible pour mon entourage. J’arrive au club la biroute présente une érection qui aurait fait pâlir Rocco et même si je suis venu pour me mettre en l’air, je sens mes chances de voler s’amoindrirent.

Je vais grattouiller l’avion, nettoyer la moquette, frotter un machin déjà propre. Je mets le scooteur de mon pote jean Claude à charger, il sera content d’avoir de la batterie quand il viendra à Visan la prochaine fois.

Une famille arrive, j’offre la tournée de grenadine…. Je taquine un peu le futur membre potentiel.

Et la le vent cale ! Ahhhhh….

Je monte dans l’avion, home sweet home… Les commande sont là, les instruments aussi, je me mets dans la check comme une routine savoureuse, je sais que je dois redoubler de vigilance, 4 semaines sans voler….

Montée initiale ; 4 semaines sans voler depuis le froid s’est installé…. 1700 ft/min waou, je passe Valreas à 5500 ft. L’avion partage mon enthousiasme. Direction les stations de ski, on va voir où en est l’enneigement. Pallier et là le bonheur, rien ne bouge les paramètres sont calés. Une espèce de bonheur contemplatif aussi con qu’inexplicable.

Gap dont les pistes sont passées de 03/21 à 02/20. J’imagine les mecs en train de tourner la piste à la main pendant la nuit. Le lac de Serre-Ponçon, j’inspecte les stations de ski.

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Deux heures de vol fantastique, calmes belles. Au retour quelques survols de village amis, le coude à la portière la main droite cherche le Klaxon.

Posé. Retour maison, détendu.

Voler c’est chouette

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