Archives de catégorie : Activités

ici la categorie activité

Casser des Cailloux à Visan

Sous la garde d’un vindicatif chien policier, les bagnards ramassent les cailloux, peignent les marques de piste sous un cagnard provençal.

Profitant de la présence d’un main d’œuvre abondante, des fouilles archéologiques sont entreprises.

Les activités sol n’interrompent pas les rotations. Ici un gros porteur prend son envol pour une destination inconnue.

Avant.

Après

Le repos des bagnards.

110(1)

La Ferte Alais 2022

15 juin 2022

139(1)

Cette année encore, assister au Meeting de la Ferté Alais reste un privilège.
Toute l’aviation est présente mais j’ai un faible pour les trapanelles et les avionettes sans permis.

Non loin des avions soviétiques de la Grande Guerre Patriotique, certains n’hésitent pas à promouvoir le bonheur de voler.

Nous retrouverons notre fier propagandiste qui pose avec une nouvelle recrue.

JOURNEES PORTES OUVERTES 14&15 MAI

Un superbe Week-End a accompagné nos 2 Journées Portes Ouvertes de cette année. Il faut dire qu’elles ont été organisées de mains de maître par Richard DOLLINGER et Jacques COPIN, avec bien-sûr une grosse trentaine de bénévoles membres du club qui se sont relayés de 10h00 à 18h00 durant ces 2 journées.

Un public nombreux et très intéressé a été reçu et, semble-t-il, bien renseigné. Leurs retours sont excellents. Bravo à tous.

Au programme, nous avions :

  • Présentation de l’aéroclub et de l’école de pilotage.
  • Les différentes licences et le BIA
  • Visite de l’armée de l’air avec un Fennec de la base d’Orange et ses tireurs d’élite.
  • Baptêmes de l’air en avion et en hélicoptère.
  • Présentation de modèles réduits d’hélicoptères par Eric KIELPIKOWSKI, et démonstrations en vol.
  • Présentations de maquettes d’avions anciens et modernes
  • Simulateur de vol animé par Jonathan BLANC
  • Visite des avions et explications au public
  • Pique-niques improvisés avec hot-dogs ou déjeuners emportés.

Et pour couronner le tout, Laurence et James BYRNE, notre Irlandais local, nous a concocté le dimanche midi un remarquable ragout de boeuf (Irish beef stew) conclu par un Irish Coffee de toute beauté.

On en a profité pour souhaiter un bel anniversaire à notre Jac préféré, 85 printemps, que l’on espère conserver encore longtemps en aussi bonne forme, et à son épouse Monique qui le suit à distance!

   Un magnifique Irish Coffee          

NOTRE KILO-ECHO AU BOURGET

Arrêté depuis le 17 septembre 2021, la remise en vol de notre cher DR-300 F-BTKE s’avérait alors beaucoup trop couteuse. Nous avons donc décidé de le mettre en vente et d’acheter son remplaçant plus petit, plus récent et moderne, moins gourmand et moins couteux : le SportStar F-HMPI, réceptionné le 18 décembre 2021. Tout début janvier 2022, nous avons obtenu une offre d’achat du KE de la part du Lycée professionnel des métiers aéronautiques de Blanc-Mesnil en région parisienne, offre que nous avons acceptée. Pour cela, nous avions alors l’obligation de le convoyer vers le Bourget : Superbe perspective !!

Depuis janvier, et jusqu’au 16 avril dernier, il a patiemment attendu dans son hangar que ADP donne enfin son feu vert. Malheureusement, son CEN périmait le 12 mars et nous avons dû demander en urgence un laissez-passer (Permit to Fly) qui nous a été délivré par l’OSAC juste quelques jours avant le départ.

En ce samedi 16 avril, le temps étant au beau fixe tout le long du trajet, Agostino et Jean-Luc se sont fait un immense plaisir de se retrouver tôt le matin au club.

Décollage un peu mouvementé avec 25 Kts de vent, mais dès 3000Ft, vent de face mais plus aucune turbulence : un vrai panard !

À 5500Ft et un plan de vol déposé, le voyage ne fut que du bonheur, épaulés par des contrôleurs qui ne nous ont contactés que rarement, mais efficacement et très cordialement.

Heureusement que le vent a légèrement tourné au Nord-Est, ce qui nous a permis d’augmenter un peu notre vitesse sol. Mais il fallait bien tout ça, car le voyage de 3h10 a finalement duré 3h41 et il ne nous restait que 40 minutes d’essence : calculé tip-top. Mais rassurez-vous, le terrain de Clamecy était depuis le début en ligne de mire pour un éventuel avitaillement intermédiaire.

L’arrivée sur Paris par l’Est, en longeant Lognes puis Chelles, est juste magique. À 1300Ft, on entre sur le Bourget par le point E, puis E1 et E2, une base pour la 03 et … on se dirait dans le cockpit d’un Boeing, enfin on rêve devant une piste de 2300m. Pour nous deux, c’est une première, et surement une dernière !!!

On est ensuite pris en charge par un véhicule « Follow me » puis stationné sur le tarmac en face de la fusée Ariane, d’un beau A380 et du musée de l’Air et de l’Espace. Y’a pas un meilleur emplacement !!

Après un Week-End pascal parisien, le mardi 19 au matin, lendemain du lundi de Pâques, livraison officielle du DR-315 au Lycée. Dans la foulée, quelques professeurs et élèves de ce même lycée avaient RdV sur le tarmac pour le démonter en pièces détachées (moteur, trains, ailes, cellule) et le transporter dans leurs locaux ; tout ça en une seule journée. Un beau boulot ! Voir la vidéo

Une page se tourne pour l’aéroclub, une nouvelle vie commence pour notre KE.

Débrief du rappel SÉCURITÉ AÉRIENNE du 24/04/2022

Une bonne quinzaine de membres du club ont répondu présents dimanche 24 avril 2022 pour assister de bon matin à une mini conférence sur la sécurité aérienne qui s’est déroulée dans le club house de l’ACHC.

Cette intervention intéressante était animée par le pluri-disciplinaire Bernard POLI, instructeur ULM, parapentiste, vélivole et pilote de para moteur, venu spécialement des portes du Beaujolais à l’invitation de Richard DOLLINGER pour partager avec nous ses expériences et analyses en matière de Sécurité des Vols. Les sujets abordés étaient agrémentés de vidéos et d’études de cas concrets qui ont captivé les participants, tous attachés à accorder la plus grande des attentions à la sécurité des vols. Nous savons, quel que soit notre niveau d’expertise, qu’une vigilance même brièvement relâchée dans un cockpit peut entraîner des conséquences parfois graves et Bernard a justement insisté sur l’importance du facteur humain dans la pratique des activités aéronautiques.

Cette approche studieuse de notre passion commune s’est poursuivie dans une thématique non moins passionnante quoique plus gastro qu’aéro: le partage des victuailles et breuvages sortis des sacs de chacun avec en point d’orgue une dégustation d’huitres de Bouzigues, apportées (et ouvertes) par l’ami Eric.

Deux jeunes pilotes britanniques se sont alors posés au terrain pour avitailler leur ULM Ninja et se sont fait inviter d’office à notre tablée: nul doute que cette escale dans l’Enclave aura marqué leur périple caritatif (ils débutaient un tour d’Europe pour lever des fonds en faveur de la croix rouge en Ukraine, leur site:   https://www.35-70.co.uk)

Et ce fut une belle journée printanière à Visan, certes au tison mais avec de bien bonnes choses écoutées, vues et goûtées.

Dan.

 

 

 

Un DR300 chez les Helvètes

Il est des destinations pour lesquelles il ne faut pas me demander deux fois d’y aller…
Le glacier d’Aletch, plus grand glacier d’Europe, classé au patrimoine de l’UNESCO en est une …
Il n’aura pas fallu longtemps entre le coup de fil de PPG et l’envoie du plan de vol sur le téléphone pour s’y retrouver…

En longeant le Vercors
1

2

3

4

La pierra Menta en bout d’aile
5

6

Megève
7

8

Arrivée sur le glacier des Bossons
9

Entrée mer de glace
10

Grandes Jorasses au fond
12

Vue sur la dent du géant et la vallée blanche depuis le glacier du Talèfre
13

L’aiguille verte et les drus
14

on continue la route par le glacier d’Argentière
15

le glacier du Tour
16

après avoir survolé les Diablerets, la Gemmi, la plaine morte la crète des Alpes… nous voici en courte finale pour le glacier d’Aletch
17

18

19

J’adore y arriver par le refuge des Hollandais (11500ft)
hollandia

et découvrir le début du glacier…
20

21

22

23

24

En se retournant, nous pouvons apercevoir le petit col par lequel nous sommes arrivés (refuge des Hollandais)
25

et nous voici au terme des 22km de descente du glacier avec le Cervin en ligne de mire
26

27

28

29

30

la superbe arrivée sur Sion pour le resto
31

le barrage d’Emosson, juste avant de repasser en France
32

Joli contre jour le long du Brévent
33

34

La mer de glace un peu plus bas qu’à l’aller…
35

Le Dévoluy
36

Retour à Valréas…. et son tour de ville en forme de coeur
37

On a beau y retourner… le spectacle est toujours aussi grandiose, on ne s’en lasse pas !!!!!

Patrice

696(0)

TRUFFADE ANNUELLE 12 FEV. 22

Pour notre 2ème journée truffade, nous étions donc 27 à partager cette excellente omelette aux truffes préparée par nos magiciens Patrice, Christophe, Monique et Jacques.

La météo était au rendez-vous nous faisant oublier le mistral des jours précédents.

TRUFFADE ANNUELLE 22 JANV. 22

25 convives se sont donc retrouvés ce samedi 22 janvier pour notre traditionnelle omelette aux truffes, superbement préparée par Véronique et Richard, Monique et Jacques ainsi que par nos nouveaux membres Patrice Bournat et son épouse. Tout le monde était unanime quant à la qualité des produits, des plats, du service et de la convivialité. Très sincères merci à vous.

La journée a de plus été embellie par quelques baptêmes de voltige pilotés par Florent de main de maître, comme d’habitude, et qui ont enchanté les spectateurs et bien-sûr les passagers.

Un grand bravo à tous pour cette superbe journée.

VISITE ULM FAYENCE 15/01/2022

En ce superbe samedi du 15 janvier, nous avons eu la visite de l’aéroclub de Fayence avec 7 ULM, 1 Pitts, et 16 pilotes et co-pilotes. Ils s’étaient organisé une visite au marché aux truffes de Richerenches, convoyés par les très charmantes Isabelle et Sophie de « Provence Rêveries ». Ils en sont revenus avec 7kg de truffes Melanosporum qu’ils n’ont pas distribué !! Et avec de la charcuterie et des huitres qu’ils ont eu la générosité de partager avec quelques membres ACHC présents. Une superbe ambiance et de très sympas pilotes.

Une visite prochaine à Fayence s’impose !!!

 

LE PÈRE NOËL A LFNV

Ce mercredi 15 décembre après-midi, les enfants des écoles de Visan étaient invités à recevoir le Père Noël qui nous avait avertis qu’il viendrait par les airs sur l’aérodrome de Valréas-Visan. Il avait troqué pour un instant ses rennes et son chariot pour un bel avion.

Vers 14h30, après quelques passages au-dessus de la piste, le pilote accompagné du Père Noël a atterri sur la piste de Visan pour s’arrêter un moment et recevoir les nombreux enfants venus le recevoir. Heureusement, il n’avait pas oublié sa hotte et les cadeaux tant attendus.

Plus d’une cinquantaine d’enfants accompagnés de leurs parents ont reçu un petit cadeau et se sont vus offrir un chocolat chaud par la mairie, représentée par Mme la Maire Corinne TESTUD-ROBERT et une de ses adjointes Mme Françoise MONIER.

Les nombreux enfants ont été ravis et les organisateurs tout autant.

Il sera invité chaque année, en espérant un aussi beau temps que ce mercredi.

   

UN JODEL RENAIT : le F-PHFL

La remise en état d’un Jodel D-112 au sein de l’aéro-club d’Uzès-Belvezet. Cet avion a été construit en 1955 par Guy MONIER, co-fondateur de notre aéroclub du Haut Comtat.

Ce dossier concerne la restauration et la remise en service d’un Jodel D-112 (F-PHFL), avec Albert Martinville, président de l’association comme chef de projet. Basée sur le bénévolat, la structure a été créée en 1963. C’est en 2010, lors de la fusion avec l’aéro-club de Pont-St-Esprit que le Jodel D-112 est entré dans la flotte. Mais après 64 années d’activité et près de 9.000 heures de vol passées à former de nombreux pilotes, l’avion arrivait à ses limites. Mis à l’arrêt et stocké au fond du hangar, il a cependant bénéficié du souhait de certains pilotes d’un retour à un appareil à train classique. D’où le programme de rénovation entamé en novembre 2020.

Il s’agissait également de rassembler les membres de divers âges autour d’un projet commun, impliquant la participation des élèves et l’utilisation des connaissances des anciens. Avec au passage la conservation du patrimoine de la construction aéronautique française, c’était aussi l’accroissement de la flotte par un effort « interne », entièrement financé par l’aéro-club, pour utiliser ensuite un avion aux coûts d’exploitation raisonnables.Le chantier a débuté par un démontage total avant réfection de la boiserie, l’entoilage et le marouflage, la reprise complète des atterrisseurs et freins, la remise en état des capots moteur en composites, le remplacement des verrières, la réfection du tableau de bord, l’application de toutes les consignes de navigation (entretien calqué sur celui des CDN même si l’appareil est immatriculé en CNRA), une peinture intégrale.

Le chantier s’est achevé en novembre 2021, soit après 12 mois. Le nouveau « premier vol » a eu lieu à la mi-octobre. Côté pratique, après les essais et la mise au point initiale, des cours théoriques sur les spécificités du train classique ont été assurés au sein du club, avec un programme de formation à la variante TW (Tail Wheel) puis le lâcher des pilotes brevetés et la formation d’élèves en formation PPL.

Ce D-112 (n°184) a été construit en 1955 par Guy Monnier puis utilisé par l’aéro-club spiripontain, implanté à Pont Saint-Esprit de 1956 à 2010, année où des inondations ont imposé son transfert et sa fusion avec le club d’Uzès. Le biplace est motorisé par un Continental A65-8F de 65 ch. L’avionique est actuelle avec VHF 8.33 MHz, transpondeur et intercom. Les travaux effectués, notamment par l’association Quercy-Rouergue également mise à contribution sur la voilure, l’ont été sur la base des plans d’origine, des documents techniques et administratifs de l’époque.

C’est en 1946 que le type a vu le jour, conçu par Jean Delemontez avec l’assistance d’Edouard Joly dont les noms composeront le mot JoDel. Le D-112 est la version biplace du D-9 Bébé Jodel, un monoplace. Les deux appareils portent la marque de leur concepteur, avec cette aile semi-trapézoïdale, la partie centrale étant rectangulaire avec le train d’atterrissage, les extrémités de voilures, affectées d’un fort vrillage, recevant les ailerons.       Le biplace D-112 a répondu à une demande du Service technique de l’Aéronautique (STAé) après guerre, pour relancer la formation des pilotes. Alors que Jean Delemontez travaillait sur un triplace, il devra concevoir le biplace en un temps record. Sous différentes versions selon la motorisation, la gamme D-11 connaîtra plus de 3.000 exemplaires. A Uzès, le F-PHFL poursuit son activité et maintient le flambeau des Jodel…   ♦♦♦

Texte d’AéroVFR.com

Photos © Aéro-Club d’Uzès https://aero-uzes.org

 

CHOUCROUTE PARTY du 4 Déc. 21

Ce samedi, Véro et Richard DOLLINGER nous avait conviés à une choucroute party au ClubHouse. Le froid et la bruine étaient présents pour nous accompagner et nous faire penser être en région Alsacienne. On s’est retrouvés 26 dans la grande salle bien chauffée, et on s’est régalés. Merci à nos hôtes qui nous ont magnifiquement bien servis.

Bonne fête de fin d’année à tous.

JACQUES FAVRE – MÉMORANDUM

Nous apprenons, par le journal La Tribune du 14 octobre dernier, le décès de M. Jacques FAVRE. Ingénieur Arts & Métiers et figure emblématique de Valréas, il s’est fortement impliqué dans notre Aéroclub du Haut Comtat, tout en conduisant sa réussite professionnelle en créant ERVAF.

En effet, lorsqu’il a été décidé de quitter la piste du « GARRIGON » crée en 1953 par Guy Monier sur le terrain prêté par son beau-père Raoul COUSTON, il a fallu trouver et rassembler en 1964 les nombreuses parcelles devenues aujourd’hui le terrain actuel LFNV. Ces parcelles ont été achetées par les membres de la SOTHAC, société créée pour l’occasion.

Des années plus tard, en 2002, ce terrain était à vendre et un maraîcher local s’est montré très intéressé pour y planter des agrumes. Afin d’éviter la disparition de l’aérodrome, c’est Jacques FAVRE, alors président de la SOTHAC, qui a négocié la vente du terrain à la FNA devenue depuis la FFA. Désormais, seuls le clubhouse et les hangars sont la propriété de l’aéroclub. L’aire de mouvement est quant à elle propriété de la FFA.

Vers 1966, il devenait propriétaire d’un avion CESSNA 182 tout récemment acheté. Lors d’un des tout premiers vols de perfectionnement, un atterrissage très dur a fortement endommagé l’avion et la cellule, qui a alors rapidement pris feu. Son bel avion tout neuf détruit et l’élève très traumatisé ont fait que Jacques FAVRE n’a plus jamais volé.

Amicalement appelé « L’Amiral » par tous ceux qui savaient que ce n’était pas qu’un surnom, il avait été officier de marine et avait navigué en de nombreux voyages au long cours. Gardons en mémoire la précieuse collaboration de M. FAVRE.

Merci l’Amiral !

Denise MONIER

 

RALLYE AERIEN – Stage du « Groupe FRANCE »

L’aéroclub du Haut Comtat a été très fier et honoré d’avoir été sélectionné par la FFA, Fédération Française Aéronautique, pour recevoir le « Groupe France » de Rallye Aérien du 6 au 11 novembre dernier. Ce groupe, composé de 7 équipages, de 4 entraîneurs et de 4 avions CESSNA 152, s’est réuni à Visan afin de préparer les prochains championnats du monde d’Afrique du Sud. Notre équipe nationale fait partie des meilleures équipes au monde et espère fortement obtenir la tête de sa discipline.

Celle-ci nécessite un équipage à deux : un pilote et un navigateur.
La pratique de ce sport permet d’améliorer ses qualités de pilotage (navigation et atterrissage) et de travail en équipe. Le Rallye Aérien consiste à préparer une navigation, à suivre avec précision ce parcours en respectant des heures de passage aux points tournants, à observer l’environnement (reconnaissance de photos), puis à atterrir au moteur avec précision. La vidéo ici vous explique tout en détails.

Plus le parcours d’environ 200km est éloigné du parcours imposé, plus les heures de passage aux points tournants sont imprécis, et plus l’équipage engrange des points. Celui qui en obtient le moins a gagné.

L’atterrissage de précision consiste à poser ses roues sur un rectangle de 2m x 12m de large. Plus le touché s’éloigne de la ligne visée, et plus l’équipage se rajoute des points.

     

JOUR LE PLUS LONG 2021

Une superbe journée de soleil et peu de vent nous ont été offerts ce samedi 18 sept 2021 pour notre « Jour le Plus Long ». 22 élèves et pilotes s’étaient inscrits pour cette manifestation qui fut une belle réussite :

Tout d’abord, nous avons pu converser toute la journée avec la venue de dizaines de membres et amis. Le repas de midi a été partagé de façon très amicale et conviviale. Tout parfait.

Ensuite, les vols sur le YZ et sur le RG se sont succédés avec une belle régularité. Nous avons totalisé 8h10 sur le YZ et 8h53 sur le RG, donc plus de 17 heures sur les 22 heures disponibles. Très beau résultat !

   

Enfin, nous aurions bien attendu les classements de la FFA (avec un résultat global de 628,19 points nous aurions été très bien placés), mais je dois vous avouer quelque chose : la FFA ayant annulé cette manifestation en 2021, nous sommes donc le seul et unique club à avoir organisé cette manifestation. Je l’ai appris ce lundi matin. Nous sommes donc déclarés PREMIERS !! On s’est bien marrés avec le gars de la FFA !!! J Ils nous ont félicités, on méritait bien ça. Le plus important était de participer, et tous l’avons trop bien fait. A refaire !

Bravo à tous pour la réussite de cette très belle journée qui restera donc dans les annales nationales.

    

Fin d’été à la montagne

Profitant d’une belle journée de fin d’été ce lundi, on modifie un peu les plans pour le vol découverte montagne de Clément et on ira jusqu’au Mont Blanc avec picnique à St Roch…
Dans l’ordre du la vidéo : Super Dévoluy, trop de monde à St Jean d’Arve, on va direct à Valloire, massif du Mont Blanc, St Roch Mayères, gorges de la Bourne.

1449(1)

La Ferté Alais 2021

31 août 2021

Le 28 août fut une journée consacrée aux chiffons, en fait c’est ce que disent nos compagnes lorsqu’elles partent ensemble faire du lèche vitrines.
Pour nous le lèche vitrine est d’une autre nature, c’est l’objet de ce qui suit.

Voila, le voile est levé, il s’agit à l’évidence d’aviation et pour une fois, Visan ne sera pas le centre du Monde, celui-ci est déporté à la Ferté Alais pour son annuel meeting.
Pour cause de COVID, la traditionnelle Pentecôte est déplacée à la fin août.

Les œuvres vives, passées, présentes et futures se sont réunies pour une photo de groupe.
Inutile de vous les présenter, il convient de rappeler que notre Club, l’ACHC, porte fièrement le cosmopolitisme et la convivialité comme des valeurs universelles.

Passons aux choses sérieuses, les avancées importantes en matière de développement de l’avionique. Peu visibles sur cette vue d’ensemble, les deux photos suivantes éclairent l’objet de ces avancées dont l’impact tactique et gastronomique auront modifié l’art de la Guerre mais aussi celui de la Paix.

En cas de poser sur une plateforme improvisée, les tubes Pitot peuvent désormais servir de brochette pour cuire les victuailles au BBQ.
Notez que cette avancée stratégique est utilisée par les Popofs et les Quinquains.

Pour savoir en quoi cet avion possède une Histoire extraordinaire, il suffit, bande de curieux de cliquer sur la photo.

Il n’y a pas que les Gros qui sont en vedette, les P’tits Gros participent eux aussi au Show.

Pour joindre l’utile à l’agréable, James s’interroge pour savoir si en remplacement de son avion un ULM Collection ne ferait pas l’affaire.
Celui-ci pose néanmoins une objection majeure, il est mono-place.

Pour ne pas être en reste, Jacques en fait de même.

Les projets de hangar du Club trouvent ici une particulière résonance.
Pourquoi ne pas augmenter la taille du hangar à venir à 1500M².
Si l’amicale Jean Salis le fait, pourquoi pas l’ACHC.

Enfin, pour pimenter un repas mérité, quelques belles images, ici un DC3.

Un A400M.

L’ancêtre de l’A400M, la Tante JU.

Conférence impromptue au sommet.

Et pour conclure cette belle journée, un remerciement tout particulier à deux membres éminents du Club.

  • Jacques qui aura permis la venue de l’ACHC à ce Show.
  • Florent, Félicitations mon Capitaine, qui nous aura aussi indirectement mais dignement représenté.

1510(1)

Tour de piste élargi

Elargir le tour de piste… C’est en voyageant qu’on voyage plus. On s’installe dans le pilotage, dans les usages, on a des repères.

Les ados de notre communauté franco-grecque ne nous laissent pas de répit et chaque année on doit rejouer le jeu de «on choisit l’ile et on s’y retrouve » En ces temps de Covid, le choix de l’ile, les arguments amènent des projections qui mettent un peu de bleu et de sable en plein milieu de l’hiver.

On aime monter la difficulté et trouver une ile un peu inaccessible.

Moi je joue dans mon camp, aéroport AVGAS ou pas, taxes, chacun son prisme de décision.

Finalement, on veut le Dodécanèse et l’ile retenue est Karpathos.

Ça c’est loin !

En 2015, je me suis posé à Sitia l’extrême est de la Crète. Plus loin l’ile de Kassos puis Karpathos. Aéroport civil, le gestionnaire Allemand Fraport n’y a pas posé ses panzers la taxe sera raisonnable. Pas d’Avgas mais les plateformes à Avgas se comptent sur les doigts de la main.

On a décidé de faire Visan – Terni en première branche. Terni c’est la petite plateforme sympa qu’on a découvert lors de notre précédent périple hellénique. On s’y était posé en déroutement et on avait promis d’y revenir par choix.

Pas de taxe, automat avgas et resto quoi demander de plus ?

Comme ces temps ci certains essaient de passer la qualif hydravion sans flotteur en Méditerranée, on est un peu méfiant. Le super canot de 10kg ne pourra pas être emporté cause masse et centrage.

On part à quatre avec bagages et JE a beau être une bonne bête de somme, on peut sortir un peu du centrogramme mais là le point serait sorti de la page et l’avion rentré dans les arbres en bout de piste.

Aussi après une route sur Nice, ont choisi une route en arc de cercle dans le golfe de gênes. Au niveau 90, Skydemon qui a l’option d’afficher en continu la distance de planée nous montrera qu’on est toujours à portée des côtes.

Nouveauté cette année, une bouteille d’oxygène. L’an dernier, nous avions dû monter au 135 cause météo et j’ai estimé qu’on pouvait sacrifier un peu de place pour que le pilote ne se retrouve pas avec un QI d’huitre au repos après un manque d’oxygène.

Cette branche s’est déroulée comme sur le log, y compris l’arrivée à Terni, le plein et même le resto. Seul hic lors de la commande au resto on pensait commander des pates et on a eu de la viande, mais je reconnais que je n’avais pas mis la commande du resto sur le log et là paf l’imprévu bête.

On repart mais le début d’après-midi cogne fort, l’avion est chargé à bloc, les infos parlent de la canicule et nous on doit passer les montagnes italiennes et comme a chaque fois ben c’est pas facile….

Je n’ai pas fait de planneur et je suis une burne avec l’aérologie, mais un peu comme le chercheur d’eau dans le désert, avertisseur de décrochage hurlant je vais chercher du vario près du relief. Quand on décide de voyager jusque dans le Dodécanèse et qu’on cherche des pompes pour monter…. Ce n’est pas bien sérieux mais bon on fait ce que peut avec ce qu’on a.

Surtout que l’aiguille de la température moteur dans le rouge, me rappelle qu’il serait de bon ton que je redonne un peu de vitesse à notre épopée.

Comme d’habitude Rome info ne répond plus de toute façon c’est la pire fréquence que je connaisse. Une info qui va du nord de l’Italie en incluant la Sicile et la Sardaigne. On oscille entre le grand bazar d’istanbul et la vente de poisson à la criée. Bref pour se faire entendre c’est pas gagné et quand en plus on pilote à la transpiration pour passer ces foutues montagnes….

Pour couronner le tout Roma info n’a pas de radar donc dés qu’il vous prend enfin en charge (un bien grand mot…) c’est « report position and altitude »…. Et là vous avez furieusement envie de répondre position en face d’une saloperie de montagne en essayant de monter quand je peux….

Bref de mon expérience Roma info ne sert à rien d’autre qu’ouvrir le plan de vol.

Dans le relief on les perd en fréquence comme d’habitude….

On passe enfin la barrière des Apennins . Cela redescend et on va pouvoir chopper Brindisi Info… Beaucoup plus cool. On fait un petit passage avec Amendola mais c’est samedi les militaires sont au barbecue tout est calme.

J’ai appris de ma précédente expérience. J’utilise les points IFR et le contrôle et moi, on est pote.

On arrive tout au bout du talon de la botte vers Lecce. On doit se poser à Corte LINB je quitte le contrôleur « corte in sight » mais en fait Corte est en vue…. Sur la tablette et uniquement sur la tablette.

Corte pourrait rentrer en compét avec Visan dans la catégorie des terrains qu’on ne distingue que quand on roule à la pompe.

Après un ou deux tours on finit par voir un terrain en terre rouge. Finale et on se pose dans un nuage de poussière comme si on était en Afrique !!!!

Antonio est à la radio. On s’est arrangé par mail pour l’avgas, il nous a même très gentiment réservé un hôtel en ville.

Il fait chaud.

Le plein fait a partir d’une cuve sur remorque, le chauffeur arrive. Nous passerons une très bonne soirée dans un restaurant de poissons et de fruit de mer avec rapport qualité prix incroyable.

Voyager à l’étranger, c’est comme piloter il faut être devant, anticiper.

Le lendemain, on doit faire le plein à Ioannina et faire la dernière branche sur Syros. Mais Syros ferme à 11:30Z 14:30L. A noter qu’à partir de là on ne parle qu’en UTC. Le changement de fuseau horaire rend impossible l’utilisation du LT sans se faire des nœuds au cerveau.

Comme Corte n’ouvre qu’a 07:00Z cela risque d’être trop court pour le refueling à Ioannina. Antonio gentiment accepte de nous donner la clef pour qu’on se prépare et nous promet de venir en avance pour qu’on puisse partir 30 minutes avant. Cela devrait passer.

Pour info, cette année, nous avions décidé de nous arrêter à Corte en Italie a cause de l’attitude déplorable de Fraport, le gestionnaire allemand qui maintenant s’occupe des 14 aéroports les plus rentables de Grèce. Ces aéroports sont à éviter pour des questions de taxes prohibitives. Mais en l’occurrence, d’habitude malgré cela nous aimons passer notre première soirée à Corfou. Mais alors que nous avons envoyé notre PPR 14 jours avant la date (qui est la plus longue anticipation que Fraport accepte) mon heure d’arrivée estimée a été refusée. En alternative, je me suis vu proposer un créneau 10 minutes avant la nuit (sachant que le NVFR est interdit en Grèce). Payer très cher pour une escale qui se résume à dormir à l’hôtel a côté n’avait pas d’intérêt.

Pour ceux qui auraient du mal a décoder, l’hypocrisie d’un gestionnaire qui doit faire de l’argent avec ce qui devrait être un moyen de faire arriver des touristes, cela signifie « trop petit, dégage on préfère garder un créneau intéressant pour du plus gros poisson »

C’est ainsi qu’on a choisi Ioannina mais qui n’est ouvert que le matin et d’où le stop en Italie. Voler en Grèce c’est résoudre des équations complexes.

Bref le stop doit être court car Syros ferme tôt. Je les ai quand même appelés et le gars à la tour a concédé un retard de 15 min, toujours ça de gagné.

Arrivé proche de Corfou, le contrôle me met au raz de l’eau et me fait contourner l’ile sur des points VFR. Pas cool pour le chrono déjà tendu….

On pose à Ioannina, très belle plateforme a côté du Lac. Je connais la ville, c’est un endroit très sympa. Mais là il va falloir foncer. On s’est réparti les taches, ma femme s’occupe de gérer les pleins et moi je fonce faire les formalités. L’aéroport a la réputation d’être très sympa avec les petits avions et je confirme c’est le cas. En Grèce quand vous avez de l’Avgas et que Fraport n’est pas gestionnaire cela signifie que vous êtes une forme de résistant marginal.

https://www.youtube.com/watch?v=apSq6vkGMVA

Je reviens avec le gars dans la petite bagnole prés de l’avion, on est dans le timing, on a 15 minutes d’avance sur le plan de vol. Tout est bon.

Mais le plein n’a pas été fait….

Ma femme m’indique qu’ils ont un problème.

En effet, le condensateur qui lance le moteur de la pompe semble niqué. La mise en route de la pompe ne se fait pas même en cherchant à la lancer à la main. Le gars essaye plusieurs fois, le chrono tourne. Il appelle la maintenance. J’ai passé l’heure de départ du plan de vol de 10 minutes. Le gars me dit on répare, dans 20 minutes c’est bon.

Je ne les ai pas.

Pilote ce n’est pas branler le manche c’est décider et assumer.

Je calcule, j’estime.

On part sans le plein.

J’ai un log avec économie de carburant. Il va falloir monter le plus haut possible et couper toutes les branches pour obtenir le plus de direct possible.

Il fait chaud et monter est difficile mais on arrive quand même à prendre 9000ft mixture aux petits oignons et surtout le régime moteur a l’entrée de la zone verte. 2300 tr. Altitude et régime c’est le secret.

On va quand même sur une ile en mer Egée, l’interruption volontaire de vol n’est pas une option. J’ai quand même en tête les déroutements possibles et j’ai normalement la réserve réglementaire.

On survole le canal de Corinthe puis on rentre dans la zone d’Athènes. Le contrôleur me donne des points différents de mon log, mais je lui ai expliqué que cause pétrole j’étais preneur d’une directe. Il me donne des points de report… aligné sur la cible.

Mais en mer Egée, le VFR c’est 3000ft max…. je rentre la mixture en grognant.

Je gère le pivotement des réservoirs main sur le commutateur en guettant le voyant de pression d’essence. Quand je pivote le dernier réservoir (40 l) la messe est dite, cela passera mais chaud patate quand même.

On pose à Syros, 2 min avant l’heure de fermeture et on est accueilli super bien.

On met dans l’avion 124 litres sur 150 utilisables.

Quand on fait un truc et que cela passe on a tendance à bomber le torse car on a explorer une limite. C’est une connerie. Parfois on fait quelque chose qui passe et il faut reconnaitre que c’était une erreur. 25 litres restant c’est 50 minutes de vol, mais au milieu de la mer Egée c’est court pour le déroutement. Je ne le referais pas.

Sur la gestion carburant, un point important. Les DR300 ont la sonde de pression essence assez pessimiste. Par exemple, il peut arriver l’hiver en montée plein gaz quand on coupe la pompe que le voyant scintille un peu (à cette occasion je remets la pompe) c’est une bonne chose car je peux vous assurer qu’entre le moment où le voyant s’allume et que le moteur tousse on a largement le temps de tourner le réservoir. J’en ai fait l’expérience au sol.

Syros on y passera deux jours car notre rendez vous à Karpathos est mardi. Syros est une ile super pour le VFR car la plateforme est petite (bien-sûr sans Fraport) et avec Avgas. L’ile qui est plutôt très administrative et avec des résidences secondaires d’Athènes s’est avérée en fait très sympa et on a passé deux super jours.

Le mardi décollage pour karpathos. Notre point de rendez-vous. Nos amis sont déjà arrivés, le covid a tendance a foutre le bordel dans la programmation des avions low cost et ils ont dû arriver un jour plus tôt.

Le transit sur la mer Egée est toujours difficile. Je pense que c’est un endroit magique pour voler l’hiver mais l’été l’humidité proche de la surface fait une ambiance laiteuse où on ne voit pas l’horizon. On voit la mer en dessous mais c’est tout. Ce phénomène est beaucoup plus marqué qu’en Corse.

On est en PSV complet focalisé sur les instruments et sans PA c’est vraiment crevant. Ma femme surveille les paramètres notamment le CAP et moi je tiens l’avion en faisant les écarts les plus petits possibles.

L’exercice semble toujours facile a celui qui ne l’a jamais fait et là, il faut le tenir 40 minutes. Dés qu’un ilot apparait dans le champ visuel, le cerveau raccroche et cela redevient facile. Sans ça il est même difficile de ne pas céder à une sensation d’ivresse bleu qui met l’avion dans une position débile.

Karpathos en vue !

On approche

 

.

Le contrôle me dit de rappeler en finale et plutôt que de choisir la vent arrière côté mer je la choisi coté montagne…. Erreur pour le confort de mes passagers !

Je découvrirais sur l’Ile que le vent dans cette région qu’on appelle le Meltem peut rivaliser avec le Mistral quand il est déchainé et surtout qu’il ne s’arrête jamais. Le posé est impeccable car il est dans l’axe et que la piste est très longue mais la vent arrière est particulièrement bumpy.

On plie les affaires et on sort de l’aéroport. Fred notre pote nous accueille. Ils ont déjà pris possession des lieux.

J’ai la prétention de bien connaitre la Grèce et mes amis sont eux-mêmes Grecs on a donc des jugements sur les îles assez précis et valables.

Karpathos est vraiment inaccessible. 20H de bateau depuis Athénes….. Une île qui se mérite, mais la beauté du nord de l’ile est époustouflante. Je connais beaucoup d’endroit magiques en Grèce, des petits coins de paradis où on peut être seul. Mais à Karpathos ce qui est impressionnant c’est le côté grandiose des paysages, l’ile est à la fois sauvage belle et praticable.

Certes pour aller d’un point à un autre, il faut rouler un peu mais quelle route.

On a loué deux voitures, une moto et un scoot…. Je roule donc avec une 650KLR qui ne freine pas de l’avant de toute façon les freins c’est pour les lâches…

 

Olympos est un village magnifique. Comme chaque fois on a très bien mangé avec un focus sur la chèvre et l’agneau ce qui m’a permis d’enrichir mon vocabulaire en grec.

Comme l’an dernier on a fait une balade en bateau pour explorer l’ile inhabitée de Saria au nord.

Nous habitions dans un endroit magique avec la mer, une petit taverna à côté et tout ce qu’il faut à pied.

Une semaine plus tard nous devions repartir…. Et nous avons fait un CANNONBALL !

Mon JE a fait la course contre l’aviation de ligne !

A l’aéroport de Karpathos, nous repartions a peu prés à la même heure avec nos amis qui eux prenaient l’avion de ligne.

Point de rendez -vous ? l’autre extrémité de la Grèce prés de Kavala complètement au nord à Nea Peramos.

On est debout sur l’aile à faire des signes quand ils montent dans l’avion de ligne.

Comme on a l’intention de gagner avec panache on laisse 15 minutes d’avance à l’avion de ligne.

En réalité on est obligé de faire un saut de puce pour refueler sur la Crète à Sitia et il faut être sûr que Sitia soit ouvert au moment où on arrive… J’avais espéré pouvoir faire un aller-retour pendant le séjour mais cela a été refusé par l’aviation civile grecque pour des questions de slot et de parking : vraiment très con mais bon.

https://www.youtube.com/watch?v=a7bVFmO1wkg

On pose a Sitia encore une super plateforme (de toute façon les super plateformes en Grèce c’est Ioannina, Syros, Sitia et Megara)

On refuel on fait les papiers on paye et on repart. Destination Megara. C’est LA plateforme aviation générale à Athènes. On s’y pose on fait le plein, l’équipe se repose un peu. Je laisse a un atelier de mécanique un cadeau pour mon pote Kyp.

Kyprianos c’est le président de l’AOPA grecque, il se défonce pour que les choses s’améliorent, c’est lui qui m’a donné tous les conseils depuis mon premier voyage.

On repart de Megara. Bien sur il fait très chaud et on est un peu inquiet on va passer à proximité des incendies. Les contrôleurs nous ballotent un peu d’une fréquence a une autre. On nous demande de monter 7000ft a cause des incendies. La visi est mauvaise. Je suis en vue du sol, je vois à gauche mais pas à droite et en face c’est blanc.

On ne sait pas trop si c’est la fumée des incendies ou l’humidité on avance tant qu’on voit dessous et sur le côté. On arrive vers le mont Pilion. On passe enfin avec Thessalonique en fréquence. La visibilité sur la baie de Thessalonique est mauvaise mais on suit gentiment le bord. Je ne pourrais pas survoler la ville a cause des arrivées IFR. Le petit terrain de Kolchiko est derrière une colline au nord de thessalonique. Encore un terrain qui pourrait rentrer en compet du terrain introuvable….

On finit par le trouver.

Integration serrée un peu cowboy, finale tout les volets sortis… on voit arriver un surface plein de fleur de petits buissons…. C’est la piste.

Posé…

D’un coté on clôt le plan de vol au téléphone de l’autre on essaie de guider le mec qui doit amener la voiture de loc et qui est perdu.

On met l’avion dans un parc fermé.

Anna qui nous attendait au petit club nous donne des bouteilles d’eau fraiche…. A ce moment cela m’a paru même meilleur que le l’avgas à Syros.

On charge la voiture direction Nea Peramos.

A Nea Peramos, on a déchargé la voiture dans le petit appart de location trouvé sur airbnb. Au moment ou je ferme la voiture, nos potes passe dans la petite rue.

On a gagné le Cannonball !

FGMJE a battu deux avions de ligne en laissant 15 min d’avance au départ….

(je passe sous silence leur correspondance de 5H à l’aeroport d’Athènes mais un jeu est un jeu et on a gagné)

Nea peramos est a environ 1H du terrain, mais je n’ai pas pu rencontrer Georgos qui pourtant a tout organisé à notre arrivée. Je lui propose de passer au terrain le lendemain soir.

Ambiance petit terrain communauté de pilotes ostracisés par l’aviation commerciale.

Georgos ne peut pas vendre d’Avgas c’est interdit par la loi, mais il ne laissera pas un pilote tirer sur la corde. En Grèce la philoxenia passe avec la réglementation.

Et puis j’ai eu des cadeaux, porte clefs, T-shirt.

Un 4X4 a plateau arrive, le grand classique en Grèce, le vendeur de Karpousi (pastèque) c’est un pote de Georgos qui me charge une grosse pastèque de 8 kg dans le coffre de la voiture.

On prend rendez vous pour le départ dans quelques jours et confondu par la gentillesse de mes hôtes je reprends la route.

Nea Peramos, on connait depuis longtemps, je ne compte plus le nombre de fois où on y est allé. On coince la bulle avec application. On passe de la plage à la Taverna avec un mouvement si vif qu’on pourrait le faire à quatre pattes.

Vient le matin du départ. On dit au revoir à nos amis… il est temps de revenir, de laisser Thessalonique de monter sur les  montagnes pour rejoindre Ioannina. En espérant qu’ils ont réparé la pompe. Deux semaines et demi nous séparent de l’aller quand même.

A kolchiko la famille de Georgos est venu nous voir partir, lui aussi, avec des gâteaux pour la route. On s’aligne et c’est parti… Ioannina.

https://www.youtube.com/watch?v=USw-DNkziLk

Thessalonique :

On passe Kozani puis les météors. Les montagnes sont toujours superbes a cet endroit, pelées mais très belles. On arrive a Ioannina par le lac, l’arrivée est super.

Posé, papier et la pompe marche !!! on fait donc le plein… In BP I trust !

Après un court repos on repart j’ai eu un super contact avec un gars a L’Aquila, il m’a réservé des piaules et m’a assuré qu’on pouvait manger sur place…

Décollage de ioannina, on passe avec Kerkira, je sens qu’ils vont nous remettre bas et suivre leur foutus point VFR, joli mais quand on a 4h de route on préfère la directe. Le controleur comprend et me propose de longer la côte albanaise, bonne option. On met ensuite le CAP sur Brindisi.

On monte et on poursuit. Les cumulus chargent un peu mais surtout on a un vent de face vraiment fort.

Je décide que mon point de décision sera Foggia, je m’y suis déjà posé il y a six ans, j’y suis même resté coincé un weekend cause météo.

Alors que je suis avec les militaires d’amendola, je refais mes calculs, c’est juste, mais surtout les nuages annoncent une situation compliquée et une situation compliquée cela se gère mieux avec ce qu’il faut dans les réservoirs.

J’annonce aux militaires que cause pétrole, je prèfère me dérouter sur Foggia, « OK on les prévient »… On pose a Foggia.

On fait le plein. Seul déception dans ce voyage on s’est fait arnaquer d’une taxe incluant un soi disant handling (on a même pas été dans le terminal) de 250€ !!!

Malheureusement ce sont des choses qui arrivent quand On voyage a l’étranger. Je me fendrais d’un message de demande d’explication avant de leur faire la pub méritée dans la communauté européenne des pilotes.

On redécolle au plus vite de ce traquenard avec amertume et Avgas.

On monte sur les reliefs, cela tabasse un peu. On contourne une montagne et on est enfin en contact avec l’Aquila.

Un super terrain en dur dans les reliefs. On est accueilli par le gars que j’ai eu par mail, Emanuele, un jeune pilote qui anime la plateforme tout en poursuivant sa formation de professionnel.

L’Aquila a un accueil et un service exceptionnel ; 10€ de parking, chambre double sur place pour 60€ et un repas le soir avec tout ce qu’il faut depuis les antipasti jusqu’à la pasta.

De quoi se reprendre.

Le lendemain, la situation semble un peu compliquée, les reliefs sont un peu accrochés, mais en suivant une vallée, on peut s’extraire et dés qu’on aura rejoint Terni, plus de relief jusqu’à la mer et après on est tiré d’affaire.

Le vol montagne à masse max demande de la concentration (merci Patrice pour les enseignements, rester prés de la paroi pour faire demi tour..) finalement cette partie se passe plutôt bien. En revanche toute la navigation je continue d’avoir un vent de face. J’ai prévu Château Arnoux en déroutement si besoin, il y a une pompe automat Avgas. Et puis gérer un déroutement en France quand on vient d’un si grand périple, c’est un non-évènement.

Il me tarde de repasser en Français après deux semaines et demi d’anglais avec les contrôleurs.

Et là au moment de repasser avec Nice, croyez le ou pas, ma phraseo française est rouillée. J’ai du mal. A force de voler sous plan de vol en anglais, j’oublie les idiomatismes français de présentation et de transmission d’éléments. Tout juste si je ne bafouille pas.

Pas pour des questions de langue mais plutôt de tournure et de façon de faire.

Nice me laisse passer au Nord.

Cela turbule fort sur les montagnes et j’ai bouffé beaucoup de pétrole.

A château Arnoux je décide que ce sera Visan direct, j’ai ce qu’il faut en marge de sécurité pourtant cela fait longtemps qu’on vole, mais on a volé haut et à l’économie.

On pose a Visan par 25kt de vent 30 en rafale on retrouve notre bon vieux Mistral mais nous on s’en fout on a connu le Melteme.

Posé, la famille de Seth l’ami de ma fille Camille nous attend avec une collation dont on a bien besoin !!!

Après mangé sur la table du club, on nettoie JE qui l’a bien mérité. Une fois de plus il nous a emmené loin sans démériter dans des conditions difficiles. Sur les ailes la poussière de corte se mêle aux fleurs de kolchiko, on frotte pour lui refaire une beauté avant de le remettre à sa place de hangar, il va pouvoir raconter l’histoire au Waco de Dan en langage avion….

27H de vol au total sans PA en tenant le manche tout le long, en VFR. Bien sur c’est un peu extrême mais quand on le fait et qu’on le refait, la Corse, c’est dans le tour de piste….