Archives de l’auteur : L'Admin

Une nouvelle escroquerie

Equinoxe 2018

Sur mon site j’avais décrit quelques formes de tentatives d’escroqueries. Celle que notre adresse courriel vient de recevoir est assez novatrice. Avant de commenter cette tentative, je vous propose de la lire.

152(1)


Bonjour!

Comme vous pouvez l’imaginer, votre compte achc@free.fr a été piraté, depuis que j’ai écrit ce message de sa part. 🙁

Je représente un groupe international de pirates informatiques bien connu.
Du 23.07.2018 au 15.09.2018, vous avez été infecté par un virus que nous avons créé via le site Web pour adultes que vous avez visité.
Pour le moment, nous avons accès à tous vos correspondance, réseaux sociaux et services de messagerie.
De plus, nous avons des décharges complètes de ces informations.

Nous sommes conscients de vos « petits et grands secrets », oui, oui… Vous avez toute une vie secrète.
Nous avons vu et enregistré comment vous vous êtes amusé sur des sites Web pour adultes. Dieu, quel goût et quelle souffrance avez-vous … 🙂

Mais la chose la plus intéressante est que nous vous avons inclus régulièrement sur la webcam de votre appareil. La webcam a été synchronisée avec ce que vous venez de voir!
Je pense que vous ne voulez pas que vos amis et votre famille voient tous vos secrets et, bien sûr, la personne la plus proche de vous.

Transférez $300 vers notre monnaie crypto Bitcoin Wallet: 16acVRG2RdMDSmdVuve1N1bYBFu8Rr3iii
Je vous garantis que nous effacerons alors tous vos secrets!

A partir du moment où cette lettre est lue, la minuterie fonctionne!
Vous avez 48 heures pour payer le montant susmentionné.

Une fois que l’argent est dans notre compte, vos données seront immédiatement détruites!
Si l’argent n’arrive pas, toute votre correspondance et vidéo que nous recevons seront automatiquement envoyées à tous les contacts disponibles sur votre appareil au moment de l’infection!

Malheureusement, vous devez penser à votre sécurité!
Nous espérons que cette histoire vous apprendra à garder vos secrets corrects!
Prenez soin de vous!


Remarques sur le message

  1. Le message provient d’une source anglo-saxonne qui a utilisé un excellent traducteur, traducteur qui n’est pas parfait, par exemple « des décharges complètes » en lieu et place de « téléchargements », « $300″ au lieu de 300,00$ » et la ponctuation des « ! » qui en français sont précédés d’un espace.
  2. Le mode d’infection est assez rigolo, disons crédible. Mais s’ils ont été capables de piéger un ordinateur qui utilise achc@free.fr et donc obtenir le mot de passe associé, ils sont capables d’accéder à tous les couples identifiants <-> mots de passe. Parmi ceux-ci ceux qui traitent des accès bancaires sont significativement plus intéressants. Si j’étais pirate, je profiterai de ces informations pour réaliser moi-même le virement sur le compte BitCoin.
  3. Le chantage à la réputation via les sites visités est une forme classique de chantage. Mais là où le chantage dérape se trouve dans le paragraphe de la WebCam qui transmet les images des sites visités. Au plan formel, l’idée est novatrice, malheureusement pour la crédibilité du message, c’est simplement impossible.
  4. Quant à l’avant dernier paragraphe qui me demande de leur faire confiance, il doit provoquer chez chacun d’entre nous un fou rire.

 

Une page se tourne

Automne 2018 : Une page se tourne

La compréhension et la prétendue maîtrise de mon environnement aura piloté ma vie. Je n’ai jamais été plus heureux que, lorsque qu’après avoir compris les mécanismes d’un système, je corrigeais la panne et pouvais profiter du bonheur de voir l’ensemble fonctionner à nouveau. C’est pourquoi je prends mon pied en conduisant les autos que j’entretiens, en barrant un voilier ou en pilotant mon avion.

Dans ma cosmogonie, l’aviation tient un place à part : maintenir en lévitation un objet plus lourd que l’air relève de la magie. Certes, au plan de la physique j’en comprends les tenants et aboutissants. Le fonctionnement de chaque élément constitutif reste parfaitement compréhensible : aérodynamique, moteur, radio, commandes de vol, instrumentation… rien de cela n’est mystérieux. Ce qui relève de la magie c’est que, par leur interaction, tous ces objets concourent à offrir au spectateur la certitude qu’il peut s’affranchir de l’esclavage de la loi de la gravitation. Le vol est possible.

De tout temps, j’ai assemblé, fait voler, détruit des objets volants. Le bonheur était absolu lorsque je faisais voler des modèles réduits. Mais de là à franchir le pas de l’apprentissage du pilotage d’un vrai avion, un mur de contraintes m’interdisait le passage à l’acte. Que ces contraintes fussent réelles, inventées, transmises, peu importe, le pilotage d’un avion restait un acte magique donc impossible. Il aura fallu qu’à près de soixante cinq ans, le hasard me fasse trébucher, dans une exposition de vieilles autos, sur un avion. Mais que faisait-il là cet avion ? Une société de l’aéroport d’Avignon vendait avions, baptêmes et formations. Après avoir acheté un « Vol d’Initiation », la rencontre avec un instructeur aura fait remonter les envies enfouies. Par pur défi j’ai décidé d’apprendre à voler, à maîtriser l’impossible magie du vol. En une année et une trentaine d’heures d’instruction, grâce à la patiente pédagogie de Christian Tournier, le miracle est advenu, j’ai été lâché. J’étais le patron de ma propre magie. Seul, assis à gauche, en commandant de bord, je soignais ma mégalomanie : je volais.

A partir de ce moment, un chemin s’imposait de lui-même : pour vraiment être le seul maître à bord, il me fallait posséder un avion. Posséder un avion pas simplement pour faire des tours de piste, mais pour voyager, pouvoir en toute liberté de choisir mes destinations. Le CTLS s’est présenté, il répondait à mon cahier des charges, il est devenu mon partenaire.

Après quatre années de vol, que reste-t-il ? J’ai écumé les restaurants situés à moins de quatre vingt dix minutes de vol. Mais en ce qui concerne les voyages, je ne compte que cinq ou six escapades sans avoir réussi à rejoindre un saint Graal, la Corse.

Quatre années et quatre cents heures de vol plus tard, seul à bord, je ne trouve plus l’excitation de la magie des débuts. Certes le regard des mes passagers me fait retrouver ces sensations disparues, mais en y regardant bien, le compte n’y est plus.

Par le chemin parcouru, je me suis prouvé être capable de résoudre les problèmes rencontrés, pas tous les problèmes posés par le vol mais ceux que j’ai rencontrés et qui, somme toute, ne furent pas si nombreux. A ce jour, je totalise autant d’atterrissages que de décollages. Cela ne fait pas moi un cador de l’aviation, juste un pilote qui aura su trouver la solution aux problèmes que le hasard, les pannes, les fautes d’inattention ou qu’une préparation incomplète lui auront posés. De l’aviation je retiens la leçon d’humilité que le vol impose. Des pilotes, et j’en fais aussi partie, je retiens aussi, qu’une fois l’avion posé et le verre en main, on voit l’humilité se dissoudre dans des rodomontades de comptoir.

C’est avec une certaine nostalgie que je m’éloigne d’une pratique active. Aujourd’hui, à un moment choisi, pas imposé, choisi, je m’éloigne de ce milieu qui m’aura tant apporté. Certes, je m’éloigne comme on s’éloigne d’une compagne que l’on quitte ou que l’on voit s’éloigner. C’est avec regrets que je romps cette relation fusionnelle avec l’aviation. Désormais je vivrais avec de beaux souvenirs, souvenirs que je ne manquerais pas de venir rafraîchir de temps à autres.

Merci à tous, vous qui m’avez permis, instructeurs, membres du club, pilotes ou passagers de réaliser un rêve de gosse.

Jean-Louis Cech

Retour à Fort Lauderdale

Je n’étais jamais venu en Floride au mois de mai, c’est désormais chose faite.
J’ai quitté la vallée du Rhône et son Mistral qui nous aura rendu hiver et printemps peu conviviaux pour la douce chaleur de la Floride du sud.
Compter 25-28° et un soleil bien présent. La ville de Fort Lauderdale est connue pour son opulence, les bateaux ont ici des dimensions dignes des automobiles de l’ère du “Big is Beautiful”. A moins 40 pieds, c’est une annexe.Ne vous méprenez pas, cela n’interdit pas une réelle créativité. Par exemple ce bar flottant, octogonal offre au poivrots une solution originale pour visiter les canaux de la ville.Que dire du VéLib. Il a été aussi exporté ici. Toutefois les principaux utilisateurs sont les touristes, pas les locaux. Qui a déjà vu un vélo avec la clim ?
Comme quoi le politiquement correct s’installe aussi en Floride mais avec parcimonie.Aujourd’hui, avec Susan nous partons, à pied mais oui à pied pour une balade de 4 kilomètres aller, compter la même chose pour le retour, vers la plage où un événement nous attend.Lorsque le sage montre du doigt la Lune, le simplet regarde le doigt.
En ce qui vous concerne, je sais que ce n’est pas le doigt que vous regardez.
Et oui, encore des avions. En bord de plage, deux jours de meeting aérien.Parmi les avions présentés, deux superbes chasseurs ont capté mon attention, un P51 et un Corsair F4U que vous connaissez tous à travers les aventures de Papy Boyington.Bon, je sais, on voit assez mal mais au milieu de l’image, des points de fumée dessinent une pub. Six avions volent en ligne et crachent des points de fumée qui forment des textes.
Ici une pub pour la bière Yuengling. Et pour nous remettre de toutes ces émotions, afin de nous préparer au retour à pied vers la maison, avec Susan, nous avons partagé une salade arrosée par un Morito. Pas très politiquement correct mais ni l’un ni l’autre ne pilote ou conduit.

M6 prépare un reportage

En ce 8 avril, M6 qui prépare un reportage sur Mélanie a tourné une séquence dans notre aéro-club. Ce reportage sera complété par une autre séquence tournée lors de l’étape Air Bull Race qui se tiendra à Cannes du 20 au 22 avril 2018.Conciliabule préparatoire au tournage d’une séquence Préparation au vol. Comme d’habitude Mélanie aura, une fois de plus, montré sa virtuosité.Deux objets volants parfaitement identifiés taillent la bavette. Une pensée pour Grégoire mon deuxième fils préféré (private joke) qui possède lui aussi un Pitts.
Disons simplement que ces deux machines ne tirent pas dans la même catégorie.Si en France tout commence par des chansons.
Ici cela débute par l’apéro : un petit coup de Rosé.La sagesse affirme que l’on devient cuisinier mais que l’on naît rôtisseur.
Patrice prouve le bon sens de la sagesse : un feu maîtrisé pour une cuisson à point.Point d’orgue une belle tablée avec un grand merci à Monique qui, au pied levé, aura garni les assiettes d’une fort belle tablée.

72(0)

Un Dimanche Bagnoles


Notice: Undefined index: name in /var/www/html/wp-content/plugins/caldera-forms/classes/core.php on line 4214

Pour occuper mon dimanche, j’avais repéré un Concours d’Elegance pas trop loin de ma résidence. Un droit d’entrée de 20$. N’ayant jamais tenté ce genre de réunion, pour me remonter le moral du bide de la veille, j’ai plongé.Quelque part au Nord de West Palm Beach se tient ce concours. Avec mon paquebot germain je me pose à côté d’une Corvette modifiée Dragster et pars faire un tour des concurrents. Je ne vous détaillerai pas toutes les auto exposées, j’en ai choisi quelques unes. Arbitraire, je sais, tout serait indigeste.Melvyn propose au regard une Cadillac 1941 qui gagnera le premier prix de sa catégorie. Et parmi les voitures de sa collection, il possède une 2CV Charleston noire et jaune qui nomme affectueusement son Abeille. Un homme de goût.L’intérieur est à l’image du reste irréprochable. Plus de 300k$ ont été dépensés (investis ?) dans l’opération. De l’amour ou de l’inconscience, probablement les deux à la fois.Une fausse ancienne, freins à disque, moteur récent, un truc très mode ici.Un truc politiquement incorrect une Golf Diesel. Incorrect quand on sait qu’ici le diesel est plus chez que l’essence. Mais pourquoi avoir nommé cette auto Golf ?Pour faire dans l’humour, enfin je le crois, le proprio a pondu cette affiche en Volapük. Traduction en Espéranto souhaitée.Un autre souvenir des années 70, une Pacer en parfait état Sa surface vitrée et ses formes rondes lui ont valu surnom de « the Fish Bowl », l’aquarium.Si certaines sont scrupuleusement maintenues sans modifications, ici le grand jeu est de remplacer tout ce qui peut l’être. Voici une C1 qui n’en est plus une.Si la modification est très tendance, l’autre grand jeu est la « Replica », c’est à dire une auto qui imite l’originale. Ici une légendaire Cobra replica. L’originale est due à un sorcier, non pas Amédée Gordini mais Caroll Shelby. Les autos qui peuvent prouver leur lignage avec ce dernier sont des investissements. Une réplica reste une Shelby de pôvre !Ici une Mustang Shelby dont l’origine est certifiée par une plaque apposée à l’arrière.Voila pour le titre d’authenticité. Mais attention, pour garder leur valeur, ces autos doivent être originales, sans modification.Absence de modification dont ne peut se prévaloir cette Mercury.Et pour faire sourire mon petit-fils Lucien, une auto un peu folle.

Une belle journée passée sous la menace d’orages qui n’ont fait que menacer, je suis rentré à la maison un peu déçu de n’avoir pas reçu la coupe. Et oui, je ne suis pas comme Pierre de Coubertin, l’important, c’est de gagner, surtout si on est le seul participant dans sa catégorie.

Une Journée sans Avions

J’avais décidé de marcher le long de la plage à Hollywood (Floride, pas Californie). Et je suis tombé sur un fossile du siècle dernier, un taxiphone. Détruit, brûlé, cramé.

Il faut dire qu’ici, en Amérique, comme en France et partout ailleurs, le smartphone l’aura remplacé. Les téléphones portables envahissent notre vie, certains se les sont fait greffer et ne peuvent même plus s’en passer. En France, c’est 2 points de permis et je ne sais plus combien d’amende. Ici ils commencent à prendre conscience du fait que se servir de son téléphone au volant est assimilable à la conduite en état d’ébriété ou sous l’effet de stupéfiants. Ils avaient le DUI (Driving Under Influence), ils viennent d’inventer le E-DUI.

D’où le petit clip que chacun comprendra.

Donc balade sur la plage.Sur la plage une caravane AirStream, la référence en matière. Celle-ci est transformée en lieu de vente de HotDogs, Burgers et autres Milk Shakes. Le tenancier s’emmerde à cent sous de l’heure et pour passer le temps s’immerge dans une découverte du XXIième siècle.La réalité virtuelle. Son smart phone dans les mains, le casque sur les yeux, il est ailleurs. Coup de bol, je n’avais ni faim, ni soif, je ne l’ai donc pas forcé à revenir parmi nous. Faut pas réveiller les somnambules.

Cette partie de la Floride est réputée pour son architecture Art Deco, un exemple post-moderne.Il me reste à prouver que je suis bien allé à la plage, c’est fait. Constatons que la foule n’est pas envahissante, il est même possible d’y méditer.

Après un peu de marche, j’ai décidé de revenir aux fondamentaux, un vendeur d’automobiles sympa.

Dans un hangar où l’Américaine est reine, j’ai trouvé deux européennes, une 911 récente et un VW Combi de 1969.

Lequel des deux est le plus dispendieux. Je ne monterai pas un Quizz pour cela, je vous offre les deux affichettes. Les gens sont dingues. Cela dit, le Combi est là depuis près d’un an, soit il est trop cher, soit il est trop cher.

Et pour faire plaisir à deux amis qui se reconnaîtront un lot de Mustang de première génération suivi d’un lot de Corvettes de troisième génération (en espérant ne pas dire de bêtises).

Planeur bis repetita

Homestead un dimanche après-midi

On ne change pas une équipe qui gagne. La semaine dernière j’avais débuté une carrière de pilote de planeur, je me sentais l’urgent besoin de vérifier que je n’avais pas rêvé cette initiation au vol à voile.Je suis retourné sur le terrain où les hangars ont la forme d’un cigare. Une idée à creuser pour les clubs qui ont des problèmes d’hébergement.

Steve, l’instructeur de l’école des Miami Gliders, me présente Bertrand, un CdB français sur 777 qui sévit chez A.A. (American Airlines) et adore les planeurs. Bertrand, strasbourgeois par ses parents, vit à Miami, il pose ses valises aéronautiques à Vinon pour le vol à voile. J’espère qu’il reprendra contact lors d’un prochain passage en région.Pour ce deuxième vol, Steve reprend sa place derrière moi et se charge du décollage, moi des photos. Au fait comment dit-on Pompes, Ascendances en US english. Fastoche Lift, comme Ascenseur. Steve me prévient que les Lifts sont faibles. J’opte néanmoins pour un lâcher à 2000 pieds, le minimum.Devant nous un front de Cummulus, je n’y connais pas grand chose, mais la pompe, j’y crois d’autant plus qu’en dessous les Aigles tournent gentiment sans battre des ailes.

1200 ft, le tracteur fait son boulot, pas de turbulences, je ne serre pas encore les fesses.Au fond le terrain, je ne le quitterai pas des yeux. Sous les nuages, sacré Lift, du 200ft/m, lâché à 2000, je me suis retrouvé à 3000 comme par miracle. Sans ma légendaire et immense modestie, je me prendrais pour une référence omnisciente en matière d’aérologie. En fait fastoche, si tu ne grimpes pas dans ces conditions, c’est que tu pilotes un tunnelier, pas un planeur.

Cela dit, ça pompe tellement que je me suis fait aspirer par le nuage, perdu le visuel avec le sol. Terrifiant. Steve reprend temporairement les commandes, mise à plat, sortie des spoilers, ces volets qui transforment un planeur en fer à repasser. En moins de dix secondes, le sol est à nouveau visible, je reprends les commandes et entre dans le circuit pour un poser. Remontée de la piste, branche de vent traversier, vent arrière, étape de base, finale courte, les aficionados comprendront. Je rends le manche pour le poser. 30 minutes de pur bonheur.Finalement, poser un planeur, c’est comme avec mon avionette sans permis avec une petite différence : pas de remise de gaz possible.

Une fois au sol je téléphone à Barbara qui passe ses vacances à Miami, une grosse envie de partager une Pizza. Raté, elle est de retour à Orange. Et bien tant pis, je me ferais une soirée télé.

Marché aux Puces

La nuit d’avant

Dimanche matin j’avais prévu une balade dans un des parcs du coin où se tient, une fois par an, un marché aux puces. Toutefois, la photo prise à 21:00, heure local, ne laissait présager rien de bon, des trombes d’eau. La nuit porte conseil affirme la sagesse populaire, alors j’ai laissé la nuit faire.

Dimanche matin

Voila le bandeau qui avait attiré mon attention, je m’y suis donc rendu.Le terrain où volent les modèles radio-commandés n’avait pas encore absorbé les torrents de la nuit.Les abords, un peu en hauteur, restaient praticables, les vendeurs s’y étaient installés.

En fait de marché aux puces, c’était du fifty-fifty, une moitié de particuliers vendeurs d’objets désormais sans intérêt, objets amassant la poussière sur étagère, l’autre moitié de vendeurs patentés proposant du neuf et des fins de série. On y trouvait du beau, du moins beau et même du moche.

En revanche, l’universel, dans ce genre de lieu est que le prix affiché reste une indication. Comme au souk, il est de bon ton de tester la flexibilité de l’offre. En ce qui concerne l’occasion, obtenir une remise de 40% sur le prix affiché est une règle non dite. Toutefois, à la différence du souk, un prix est affiché. Durant la négo, comme partout ailleurs, l’acheteur hurle son faible intérêt pour l’objet, le vendeur affiche un dégoût de se voir offrir si peu pour une pièce unique. Il serait si simple de pratiquer le NDS (No Dicker Sticker), je m’explique. En argot US un « Dick » est un pénis, l’expression « to dick someone over » signifie en politiquement correct « avoir des intentions peu avouables envers une personne ». Donc un prix NDS est le prix ferme attendu qui ne tolère pas la négociation, ce serait tellement plus simple.

Pas encore prêt à passer à l’acte en pratiquant l’art du « Combien tu me la vends ta vache », je suis rentré à la maison le coffre vide.

Ça plane pour moi

Un jour comme un autre

Ce matin, vendredi  27 octobre, vague de froid sur la Floride, la température est tombée en dessous de 25°. Malgré des averses de ciel bleu, j’ai décidé de pointer le museau dehors.

Direction Homestead et son terrain. Une petite heure de route de ma base pour rejoindre une école de pilotage planeur. J’y suis allé au flanc, même pas téléphoné. Coup de bol, une permanence était assurée.

Tarifs clairement affichés. Pas si onéreux, j’aurais peut-être dû débuter par là : écolo, politiquement correct.D’accord, le Club-House n’est pas aussi sympa que celui de l’ACHC de Visan, pas de bar, pas de salle pilotes, pas de cuisine. Un peu rustre.Après le planeur, le tracteur, un machin agricole reconverti.Avant de me lancer, j’ai laissé de courageux aviateurs tenter leur chance. Vent pile dans l’axe, 10 à 15kt, pas de turbulences. Je me sens prêt à tenter ma chance.Si en avion je suis assis à gauche, ici je prends la place avant.YAPLUKA. Pas de panique, le tronc d’arbre entre le tracteur et moi n’en est pas un, c’est le brin de laine qui donne la symétrie des écoulements. Donc décollage pris en charge par le moniteur assis derrière.C’est parti. Le tableau de bord change de mon CTLS. Super simplifié le planeur. Rien pour le moteur, normal, il n’y en a pas. Le minimum syndical, un badin, un horamètre, le vario, l’altimètre, un compas plus que rustique et pas de trim. Ok, je n’ai pas fait le décollage ni la montée. J’ai pris la main une fois le largage effectué. Ce jour là, pour mon premier vol en planeur, les pompes étaient avec moi. Veuillez noter SVP que le vario indique +200ft/min. Tout seul comme un grand, avec l’aide des rapaces du coin qui tournaient dans les ascendances,  j’ai réussi à gagner près de 500 pieds. Le PIED !Fier comme un petit ban, l’Artaban aura aussi essayé de piloter au manche, sans le palonnier. Une cata, le lacet inverse me rappelle les règles élémentaires et m’impose de mettre du pied. Je me plie donc à la mécanique de vol du jouet, du pied coordonné au manche. Fastoche.Plat comme la main, cela me change des paysages du Vaucluse.Après une petite demi-heure à faire des ronds dans l’air, je rends le manche pour le poser. Pas de remise de gaz possible, je laisse l’instructeur faire l’atterrissage. Je pense que si je décidais de remettre le couvert, au troisième vol je dois pouvoir poser le jouet. Mais le là à faire un comming out, c’est pas gagné.

Bilan financier 120$, instructeur compris. Je vais probablement remettre ça.

CEKOICETRUK


Notice: Undefined index: name in /var/www/html/wp-content/plugins/caldera-forms/classes/core.php on line 4214

OVNI repéré en face de mon fournisseur de homards

Vue avant de l’OVNI.

Notez le goût exquis du propriétaire de la chose, une tenue irréprochable.

Mais c’est quoi cette tôle qui entoure un Big Block Chevy de 7L, moteur chromé avec amour, équipé d’un délicat compresseur au dessus. Un vrai gâteau de mariage.

Une vue arrière pourrait-elle vous aider ?

Cette fois ci, Google et autres BING ne peuvent pas grand-chose pour vous.

Seule une culture érudite, un coup d’oeil expert ou un coup de bol genre Euromillion peut vous sauver.

Banco pour le QUIZZ numéro 2

2017 Octobre Quizz 1


Notice: Undefined index: name in /var/www/html/wp-content/plugins/caldera-forms/classes/core.php on line 4214

Quizz numéro 1

Au sortir de mon restaurant préféré, Sweet Tomatoes, un Salad Bar où ils font une remise de 10% aux p’ti vieux de plus de 63 ans, j’y ai droit, en face d’un bâtiment de bureaux se trouve cette enseigne en français (?).

De quoi s’agit-il ?

C’est le bordel mon général

Hommage à Pierre-Joseph Proudhon

Nous savons tous, et pas seulement de Marseille, que l’Amérique est le pays de la libre entreprise. Mais en arriver à créer une société « Entreprises Anarchiques », cette création était vouée à l’échec. La preuve.Cela dit, parfois, certains autocrates voient leurs actions se dissoudre dans un bordel ambiant auto-généré. Serait-ce le cas actuellement, ici aux USA ?

Disons que la politique, c’est un truc, la météo en est un autre. La Floride aura vu passer un bel ouragan. Un petit mois après, il reste encore des miasmes, même dans les quartiers rupins.Un arbre et quelques résidus barrent cette ruelle.Et pas que les ruelles, si le gros du boulot a été fait, il en reste encore à faire.Tiens donc une maison sans huisserie, serait-ce la grotte d’un couple d’ermites ?
Ben non ! le T est un peu masqué, la maison est traitée car elle est infestée de termites.
Dans le cas qui nous intéresse, la capote sur la maison n’est pas là à titre préventif mais curatif. Il s’agit de se débarrasser d’une MST (Maison Squattée par les Termites).Et pour le faire, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Sans faire d’analogie mal placée, cela fait remonter de forts mauvais souvenirs d’une époque où l’usage des gaz contre les parasites avaient été détournés.

Transit et pas seulement intestinal

Le club dans un effort de recrutement a lancé une vaste opération vers les jeunes. Charlotte est notre première très jeune recrue.Mais cet effort de recrutement n’est pas l’objet initial de cet article. Jaloux du succès d’un transit côtier réussi par Bernard et Frédéric, malgré ma trouille légendaire, piqué au vif, j’ai décidé de le réaliser moi aussi. J’ai donc préparé un plan de vol.
Mais tout d’abord, pour amorcer le transit, il faut se restaurer. Le Looping de Candillargues est, à coup sur, l’endroit idoine. De plus pour l’amorcer ce transit, il faut trouver le point d’entrée, sans oublier la fréquence radio qui donnera la clearence initiale. Une fois dans le tuyau, la frousse initiale digérée, il suffira de se laisser porter. Cette info, tous les locaux de la plateforme de Candillargues la possèdent, il suffit de la leur demander gentiment.

Ce sera chose faite trois minutes avant la mise en route, un lapidaire 118.775 sera mon sésame pour décoller apaisé.


Décollage de Candillargues, prise de contact avec la CTR de Montpellier, transit accordé, finalement j’ai failli crier avant d’avoir mal. La trouille est mauvaise conseillère.

Des couleurs, des plages de sable et moustiques fins, à 1000 pieds, le pied !


L’embouchure d’un des bras du Rhône révèle un mode de transport oublié, un ferry pour traverser ce bras.


Enfin un retour à la civilisation avec une raffinerie juste avant de rejoindre la baie de Marseille.


Et voila, chose promise, chose due, les îles du Frioul et Marseille en arrière plan. Dans quelques minutes ce sera les calanques, pas faciles à photographier lors d’un transit West East, puis rapidement le point Whisky Tango de la Ciotat. Il faudra alors prendre la route NNW pour rentrer à la maison.

En tout trois heures de vol, un énorme coup d’œil. Dix fois j’en ai rêvé, neuf fois j’ai repoussé la réalisation à plus tard, ne jamais remettre au lendemain ce qui peut être fait la semaine prochaine par un autre. La frousse donne aux motifs les plus médiocres un poids certain pour éviter de passer à l’acte. Finalement, faire le transit, c’est comme arrêter de fumer, il faut trouver la volonté de prendre sur soi pour y arriver.

Simple, j’avais tort : vivre dans le midi et se refuser de faire le trait de côte, ce n’est même pas la peine de prétendre savoir piloter.

  • Vrai : la charge radio n’est pas neutre.
  • Vrai : il faut être très vigilant.

Mais le contrôle gère les avions avec une convivialité, une précision et une souplesse qui donne au pire de froussards une telle aisance qu’il se prend pour un pro chevronné. En fait avec mes vingt deux mille minutes de vol, je suis désormais « On Top of the World ». Reste à faire la Corse, pardon, pas faire la Corse, elle existe déjà, faire la traversée vers la Corse et retour, si possible.

65(0)

Albertville un Lundi

Il y avait les dimanches à Ville d’Avray, il y a désormais les lundis à Alberville.Et que peut-on faire à Albertville ?
Simple, déjeuner au Piper Pub, un restaurant à la carte simple, aux produits maison, à l’accueil convivial. Bien qu’arrivés à 13:15, malgré une clientèle nombreuse, nous avons été servis avec sourire et avec une honnête diligence.
A moins de 90 minutes de Valréas, une adresse à retenir.Le ventre rassasié, l’addition réglée, avant de partir, tailler la bavette avec le patron ne manque pas de sel. Les Pins-Up des années 40 et une série de maquettes de la même époque se disputent notre attention.
A cette expo s’ajoutent deux superbes modèles réduits de vol circulaire, l’un un Spit RTF motorisé par un COX qui n’ont tournés ni l’un ni l’autre et enfin un VCC ayant appartenu au père du Thénardier qui a volé, lui, mais a perdu son moteur.

Mais c’est l’heure de partir. Décollage par la 05 Moutiers par la vallée de l’Isère.Le coeur de Françoise s’est planté sur les sommets, non loin du col de la Madeleine, à Valmorel. Malgré une trentaine d’années de présence dans cette station, elle ne l’avait jamais vu d’en haut.

C’est désormais chose faite.Reste à passer le col de la Madeleine et rentrer à la maison.Un vent de sud ralentira le retour, vitesse air 180km/h vitesse sol 120km/h.

71(0)

Permanences : Mode d’emploi

Permanences Week-End et semaines d’été

Accéder à la page de gestion des permanences

Nouveau tableau des permanences

Afin de répondre à la demande parfaitement fondée des membres qui souhaitent assurer une ou plusieurs permanences, il est ouvert un tableau accessible à tous les membres inscrits sur le site achc.fr et connectés.

Chacun peut désormais choisir parmi les dates disponibles celle qui lui convient soit comme permanent ou  co-permanent cliquant sur le lien ci-dessous.

Remarques importantes

  • Afin de rendre le tableau plus accessible, le tableau comporte quatre onglets qui sont respectivement :
    Début d’année / Juillet / Août / Fin d’année
    Le cinquième onglet Data ne DOIT pas être modifié.
  • L’enregistrement est automatique, inutile de rechercher « Enregistrer »
  • Il reste à le remplir sur la base de premier arrivé, premier servi.
  • Les utilisateurs de tablettes IOS ou Android doivent installer, si ce n’est déjà fait, l’applicatif spécifique qui permet de modifier les tableaux Google-Office. Et oui, la facilité a un prix.

Accéder à la page de gestion des permanences

80(0)

Crever n’est pas jouer

Après un survol de reconnaissance des abords de l’immense Mégalopole aux frontières de notre plateforme, s’est produit un fâcheux incident aurait pu tourner au drame et endeuiller notre club.

Une avionnette bien connue des milieux aéronautiques de notre belle région a été victime d’une crevaison à l’atterrissage. Une équipe de choc composée d’un président et d’un Tigre (producteur) de papier, ont dignement et simultanément célébré l’arrivée de l’assistance technique et un atterrissage peu académique mais sans dégâts. Restait à réaliser l’opération critique d’une réparation en plein milieu de la piste.

Si certains portent salopette, si d’autres encore affectionnent le bleu de travail, notre Tigre (producteur) de papier, dans un uniforme au mauve irréprochable, après avoir porté les Toasts idoines qui remontaient le moral d’un président effondré, Remi l’aura magistralement assisté dans une maintenance terrain en changeant, avec maestria, en pleine piste, la chambre à air fautive de l’aéronef.

47(0)